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"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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     I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\italiano.gif  4.279 - Incontro con Lazzaro al campo dei Galilei.

     I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\English.gif  3.278 - Jesus Meets Lazarus at the Field of the Galileans.


Mardi 19 septembre 28 (11 Tisri)
Jérusalem

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- Le Champ des Galiléens 377

- Installation et arrivée de Lazare ......................................... 377

- Éloge de Marie-Madeleine ......................................... 378

- Lazare invite Jésus chez lui ......................................... 379

Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 4

 

4.143.
La rencontre avec Lazare au Champ des Galiléens


Vision du mardi 18 septembre 1945

377> Le fameux Champ des Galiléens - je crois que c'est le sens de la parole dont s'est servi Jésus pour indiquer le lieu de rendez-vous aux soixante-douze disciples envoyés en avant - n'est autre qu’une partie du Mont des Oliviers plus proche de la route de Béthanie et même cette dernière y passe, Et c'est aussi précisément le lieu où, dans une vision lointaine, j'ai vu camper Joachim et Anne avec Alphée alors tout petit, près d'autres cabanes de branchages aux Tabernacles qui précédèrent la conception de la Vierge. [1]

Le mont des Oliviers à un sommet arrondi. Tout est doux sur ce mont : les montées, les panoramas, le sommet. Il respire réellement la paix, enveloppé, comme il l'est, d'oliviers et de silence. Pas en ce moment, car il y a un fourmillement de gens occupés à faire les cabanes. Mais d'habitude c'est vraiment un lieu de repos, de méditation. À sa gauche, pour qui regarde en se tournant vers le nord, il y a une légère dépression et puis une nouvelle cime encore moins en pente que celle de l'Oliveraie. C'est ici, sur ce plateau, que campent les galiléens. Je ne sais si c'est un usage religieux et désormais séculaire, ou si c'est par suite d'un ordre romain dans le but d'éviter des désaccords avec les juifs ou des habitants d'autres régions, peu courtois avec les galiléens. Cela, je ne le sais pas. Je sais que je vois beaucoup de galiléens parmi lesquels Alphée de Sara de Nazareth, Jude, le vieux propriétaire près du lac de Méron, le chef de synagogue Jaïre, et d'autres qui sont de Bethsaïda, Capharnaüm et d'autres villes de Galilée, mais dont je ne connais pas le nom.

Jésus indique la place à occuper pour leurs cabanes, exactement à la limite orientale du champ des galiléens. Les apôtres, avec quelques disciples parmi lesquels le prêtre Jean et le scribe Jean, le chef de synagogue Timon, et en plus Étienne, Hermastée, Joseph d'Emmaüs, Abel de Bethléem de Galilée, s'occupent de construire les cabanes. Ils y sont occupés et Jésus est en train de parler avec des enfants de Capharnaüm qui se serrent autour de Lui en Lui demandant cent choses et en Lui en confiant cent autres lorsque, du chemin qui vient de Béthanie, arrive Lazare avec son inséparable Maximin. Jésus a le dos tourné et ne le voit pas venir. Mais, par contre, l'Iscariote le voit et prévient le Maître qui plante là les enfants et va en souriant vers l'ami. Maximin s'arrête pour laisser pleine liberté aux deux dans leur première rencontre. Et Lazare fait les derniers mètres, aussi vite qu'il le peut, en marchant plus que jamais péniblement avec un sourire où tremblent la souffrance et les larmes à la fois sur la bouche et dans les yeux. Jésus lui ouvre les bras, et Lazare tombe sur son cœur dans une grande crise de larmes.          

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378> "Et quoi, mon ami ? Tu pleures encore ?..." lui demande Jésus en le baisant sur les tempes. Lui, tellement plus grand que Lazare de toute la tête, et qui paraît encore plus grand parce que, plein d'amour et de respect, Lazare se tient penché dans son embrassement.        

 Finalement Lazare lève la tête et dit : "Je pleure, oui. Je t'ai donné l'an dernier les perles de mes tristes pleurs, il est juste que tu aies les perles de mes pleurs de joie. Oh ! Maître, mon Maître ! Je crois qu'il n'y a pas de chose plus humble et plus sainte que des larmes de joie... Et je te les donne pour te dire : "Merci" pour ma Marie qui, maintenant, n'est plus qu'une douce petite, heureuse, sereine, pure, bonne... Oh ! bien meilleure encore que quand elle était une fillette. Et moi, moi qui me sentais tant au-dessus d'elle, dans mon orgueil d'israélite fidèle à la Loi, maintenant je me sens si petit, presque rien, en comparaison d'elle qui n'est plus une créature, mais une flamme. Une flamme sanctifiante. Moi... je ne puis comprendre où elle trouve la sagesse, les paroles, les actes qu'elle trouve et qui édifient toute la maison. Moi, je la regarde comme on regarde un mystère. Mais comment tant de feu, tant de gemmes pouvaient-ils être cachés sous tant d'ordure et y vivre à leur aise ? Ni moi, ni Marthe ne nous élevons ou elle, s'élève. Comment le peut-elle si elle a eu ses ailes brisées par le vice ? Moi, je ne comprends pas..."    

 "Et il n'est pas nécessaire que tu comprennes. Il suffit que je comprenne, Moi. Mais je te le dis : Marie a retourné vers le Bien les puissantes énergies de son être. Elle a dirigé son tempérament vers la Perfection. Et comme elle a un tempérament d'une puissance absolue, elle s'élance sans réserve par ce chemin. Elle fait servir son expérience du mal pour être puissante dans le bien comme elle l'a été dans le mal, et mettant en œuvre la même méthode de se donner toute entière qu'elle avait dans le péché, elle se donne toute entière à Dieu. Elle a compris la loi "d'aimer Dieu avec tout soi- même, avec son corps, avec son âme, avec toutes ses forces"
[2]. Si Israël était composé de Marie, si le monde était fait de Marie, nous aurions sur la terre le Royaume de Dieu, tel qu'il sera dans les hauteurs du Ciel."

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379> "Oh ! Maître, Maître ! Et c'est Marie de Magdala, celle qui mérite ces paroles !..."

"C'est Marie de Lazare. La grande amie, sœur de mon grand ami. Comment avez-vous su que j'étais ici, puisque ma Mère n'est pas encore arrivée à Béthanie ?"          

"En forçant le pas, le régisseur de "La Belle Eau " est venu en me disant que tu venais. Et moi, chaque jour, j'ai envoyé ici un serviteur. Tout à l'heure, il est venu me dire : "Il est arrivé et il est au champ galiléen". Je suis parti tout de suite..."      

"Mais tu es souffrant..."        

"Tellement, Maître ! Ces jambes..."    

"Et tu es venu ! Moi, je serais venu, vite..."   

"Mais mon empressement. de te dire ma joie me tourmentait trop. Il y a des mois que je l'ai en moi. Une lettre ! Qu'est-ce qu'une lettre pour dire semblable chose ? Moi, je ne pouvais attendre davantage... Tu viendras à Béthanie ?"        

"Certainement. Tout de suite après la Fête."  

"Tu es très attendu... Cette grecque... Quel esprit ! Je parle beaucoup avec elle qui est avide de s'informer sur Dieu. Mais elle est très cultivée... et moi, je reste à court car je ne connais pas bien certaines choses. C'est Toi qu'il faut."

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"Et je viendrai. Maintenant allons trouver Maximin, et ensuite je te prie d'être mon hôte. Ma Mère te verra avec joie et tu te reposeras. Sous peu, elle va venir avec l'enfant."       

Et Jésus rejoint Maximin qui s'agenouille pour le saluer...      

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[1] Cf. Tome 1, chapitre 3

[2] Cf. Deutéronome 6,5