"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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 4.263 - Guarigione dell'uomo dal braccio atrofizzato.

 2.262 - The Man with the Withered Hand.

 3.263 - Curación del hombre del brazo atrofiado.

 5.305 - Das Gute tun ist ein stärkeres Gebet als die Psalmen.


 Évangile :
- Marc 3,1-6
- Luc 6,6-11



Samedi 8 juillet 28
(28 Tammouz 3788)
Capharnaüm


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 Guérison de l’homme à la main droite paralysée (atrophiée).

 Tu n’invoqueras pas mon nom pour le mal.


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- À la synagogue le jour du sabbat ........................... 254

- Discours (David trahi par les Zipheis)........................ 254

- Les pharisiens se sentent visés ........................................ 255

- Jésus prévient le piège et guérit l'homme............ 256

Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 4


Tome 4, chapitre 126.

263.
La guérison de l’homme à la main desséchée.
"L'accomplissement du bien est une prière plus grandes que les Psaumes".


Vision du dimanche 26 août 1945

254> Jésus entre dans la synagogue de Capharnaüm qui se remplit lentement de fidèles, car c'est le sabbat. On est grandement étonné de le voir. Tous se le montrent du doigt en chuchotant, et quelqu'un tire le vêtement de tel ou tel apôtre pour demander quand ils sont revenus, car personne ne savait qu'ils étaient de retour.        

"Nous venons juste de débarquer au "Puits du figuier" venant de Bethsaïda, pour ne pas faire un pas de plus qu'il n'est permis, ami" répond Pierre à Urie le pharisien, et celui-ci, blessé de s'entendre appeler ami par un pêcheur, s'en va, dédaigneux, rejoindre les siens au premier rang.       

"Ne les excite pas, Simon !" avertit André.    

"Les exciter ? Il m'a interrogé et j'ai répondu en disant aussi que nous avions évité de marcher, par respect pour le sabbat."           

"Ils diront que nous avons fatigué avec la barque..."

"Ils en arriveront à dire que nous avons fatigué en respirant! Imbécile! C'est la barque qui fatigue, c'est le vent et l'eau, pas nous quand nous allons en barque."          

André encaisse la réprimande et se tait.        

Après les prières préliminaires, vient le moment de la lecture d'un passage et son explication. Le chef de la synagogue demande à Jésus de le faire, mais Jésus montre les pharisiens en disant : "Qu'ils le fassent eux." Mais, comme ils ne veulent pas le faire, il Lui faut parler.   

Jésus lit le passage du premier livre des Rois où on raconte comment David, trahi par les Zipheis, fut signalé à Saül qui était à Gabaa
[1]. Il rend le rouleau et commence à parler.

"Violer le commandement de la charité, de l'hospitalité, de l'honnêteté, est toujours mal. Mais l'homme n'hésite pas à le faire avec la plus grande indifférence. Nous avons ici un double récit de cette violation et la punition de Dieu qui la sanctionna.          

 La conduite des Zipheis était fourbe. Celle de Saül ne l'était pas moins. Les premiers, lâches dans l'intention de se concilier le plus fort et d'en tirer profit. Le second, lâche dans l'intention de se débarrasser de l'oint du Seigneur. L'égoïsme, par conséquent, les associait. Et à l'indigne proposition, le faux et pécheur roi d'Israël ose donner une réponse où se trouve nommé le Seigneur : "Soyez bénis par le Seigneur".      

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255> Dérision à l'égard de la justice de Dieu ! Dérision habituelle ! Sur les méchancetés de l'homme, trop souvent on invoque à titre de récompense ou de garantie le Nom du Seigneur et sa bénédiction. Il est dit : "Ne nomme pas en vain le Nom de Dieu" [2]. Et peut-il y avoir chose plus vaine, pire : plus mauvaise que celle de le nommer pour accomplir un crime contre le prochain ?? Et pourtant c'est un péché plus commun que tout autre, accompli avec indifférence même par ceux qui sont toujours les premiers dans les assemblées du Seigneur, dans les cérémonies et dans l'enseignement. Rappelez-vous que c'est un péché de chercher, de noter, de préparer tout ce qui peut nuire au prochain. C'est aussi un péché de faire chercher, noter, préparer par d'autres tout ce qui peut nuire au prochain. C'est amener les autres au péché en les tentant par des récompenses ou des menaces de représailles.      

Je vous préviens que c'est un péché. Je vous préviens qu'une semblable conduite est égoïsme et haine. Et vous savez que la haine et l'égoïsme sont les ennemis de l'amour. Je vous le fais remarquer parce que je me préoccupe de vos âmes. Parce que je vous aime. Parce que je ne vous veux pas pécheurs. Parce que je ne veux pas que Dieu vous punisse, comme il advint à Saül qui, pendant qu'il poursuivait David pour le prendre et le tuer, eut son pays détruit par les Philistins. En vérité, cela arrivera toujours à qui nuit au prochain. Sa victoire durera autant que l'herbe dans le pré. Elle aura vite fait de pousser, mais aussi de sécher et d'être écrasée par les pieds indifférents des passants. Alors que la bonne conduite, une vie honnête, peine à naître et à s'affermir, mais une fois formée comme vie habituelle, devient un arbre puissant et feuillu que les tourbillons eux-mêmes ne sauraient arracher et que la canicule ne brûle pas. En vérité, celui qui est fidèle à la Loi, mais réellement fidèle, devient un arbre puissant que les passions ne plient pas, et qui n'est pas brûlé par le feu de Satan. J'ai parlé. Si quelqu'un veut ajouter quelque chose, qu'il le fasse."

"Nous te demandons si c'est pour nous, les pharisiens, que tu as parlé."      

"La synagogue serait-elle pleine de pharisiens ? Vous êtes quatre. La foule comprend des centaines de personnes. La parole est pour tout le monde."  

"L'allusion pourtant était claire."        

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256> "En vérité, on n'a jamais vu que quelqu'un, seulement indiqué par une comparaison, s'accuse de lui-même ! Et c'est ce que vous faites, Mais pourquoi vous accusez-vous si Moi je ne vous accuse pas ? Vous savez peut-être que vous agissez comme je l'ai dit ? Moi, je ne le sais pas. Mais, s'il en est ainsi, repentez-vous-en. Car l'homme est faible et peut pécher. Mais Dieu lui pardonne s'il s'élève en lui un repentir sincère et le désir de ne plus pécher. Mais certainement persévérer dans le mal est un double péché et sur lui ne descend pas le pardon."      

"Nous, nous n'avons pas ce péché."

"Et alors ne vous affligez pas de mes paroles." L'incident est clos et la synagogue se remplit du chant des hymnes. Puis il semble que l'assemblée va se séparer sans autres incidents. Mais le pharisien Joachim découvre un homme dans la foule et lui indique par des signes et le regard de venir au premier rang. C'est un homme d'environ cinquante ans et il a un bras atrophié devenu, même pour la main, beaucoup plus petit que l'autre, car l'atrophie a détruit les muscles.         

Jésus le voit et voit tout ce qu'on a combiné pour le Lui faire voir. Il a sur le visage une expression de dégoût et de compassion qui passe comme un éclair mais qui est très visible. Pourtant il ne dévie pas le coup. Au contraire, il fait face à la situation avec fermeté.

 "Viens ici, au milieu" commande-t-il à l'homme. Et, quand il l'a devant Lui, il se tourne vers les pharisiens et leur dit : "Pourquoi me tentez-vous ? N'ai-je pas à peine cessé de parler contre les pièges et la haine ? Et vous, ne venez-vous pas de dire : "Nous n'avons pas ce péché" ? Vous ne répondez pas ? Répondez au moins à ceci : est-il permis de faire du bien ou du mal le jour du sabbat ? Est-il permis de sauver ou d'enlever la vie? Vous ne répondez pas? Moi, je répondrai pour vous, et en présence de tout le peuple qui jugera mieux que vous, parce qu'il est simple et sans haine ni orgueil. Il n'est pas permis le sabbat de faire un travail. Mais, comme il est permis de prier, de même il est permis de faire du bien, car le bien est une prière plus grande encore que les hymnes et les psaumes que nous avons chantés. Alors que ni le sabbat, ni un autre jour, il n'est permis de faire le mal. Et vous, vous l'avez fait, en manœuvrant pour avoir ici cet homme qui n'est même pas de Capharnaüm et que vous avez fait venir depuis deux jours, sachant que j'étais à Bethsaïda et pensant que je serais venu dans ma ville. Et vous l'avez fait pour essayer de me mettre en accusation.          

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257> Et vous commettez ainsi le péché de tuer votre âme au lieu de la sauver. Mais pour ce qui me concerne, je vous pardonne et je ne décevrai pas la foi de cet homme que vous avez fait venir en disant que je le guérirais alors que vous vouliez me tendre un piège. Lui n'est pas coupable, car il est venu sans autre intention que celle de guérir. Et que cela soit. Homme, étends ta main et va en paix."         

L'homme obéit et sa main devient saine, comme l'autre. Il s'en sert tout de suite pour prendre un pan du manteau de Jésus pour le baiser en Lui disant : "Tu sais que je ne connaissais pas leur véritable intention. Si je l'avais sue, je ne serai pas venu, préférant garder ma main morte plutôt que de m'en servir contre Toi. Ne m'en veux donc pas."

"Va en paix, homme. le sais la vérité, et à ton égard je n'ai que bienveillance."

La foule sort en faisant des commentaires et Jésus sort en dernier avec les onze apôtres.

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[1] 1 Samuel 23, 14-23.

[2] Exode 20, 7Lévitique 19, 12Deutéronome 5,11.