"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta
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  4.245 - Un'accusa dei nazareni a Gesù, respinta con la parabola del lebbroso guarito.

  2.244 - Jesus at Nazareth.


vendredi 16 juin 28
4 Tammouz

Nazareth


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Parabole du lépreux : parallèle entre la guérison d’un lépreux et la guérison d’un pécheur

Le silence charitable


- Marie d'Alphée accueille Jésus avec ses fils 120

- Ainsi que les femmes avec la Madeleine 121

- Jésus essuie les reproches des Nazaréens 122

- Discussion avec le chef de la synagogue

- Dieu ne punit pas à la première chute 123

- Discours (J'appelle les pécheurs à la vie 124

- Parabole du lépreux et du prêtre 124

- Le pécheur repenti et Jésus) 125

- Les Nazaréens prêts à l'écouter demain 125

 

4.108.
Jésus à Nazareth


120> Le premier arrêt que Jésus fait à Nazareth, c'est à la maison d'Alphée. Il est sur le point d'entrer dans le jardin, quand il rencontre Marie d'Alphée qui sort avec deux amphores de cuivre pour aller à la fontaine.

"La paix soit avec toi, Marie !" dit Jésus et il embrasse sa parente qui, expansive comme toujours, l'embrasse avec un cri de joie.

"Ce sera sûrement un jour de paix et de joie, mon Jésus, puisque tu es venu ! Oh ! mes fils bien-aimés ! Quelle joie de vous voir, pour votre maman !" et elle embrasse affectueusement ses deux fils qui étaient immédiatement derrière Jésus. "Vous restez avec moi, aujourd'hui, n'est-ce pas ? J'ai justement allumé le four pour le pain. J'allais chercher l'eau pour ne plus avoir à arrêter la cuisson."

121> "Maman, nous y allons, nous" disent les fils en s'emparant des cruches.

"Comme ils sont bons ! N'est-ce pas, Jésus ?"

"Tellement" confirme Jésus.

"Mais avec Toi aussi, n'est-ce pas ? Car s'ils devaient t'aimer moins qu'ils ne m'aiment, ils me seraient moins chers."

"Ne crains pas, Marie. Ils ne sont que joie pour Moi."

"Es-tu seul ? Marie s'en est allée ainsi à l'improviste... Je serais venue, moi aussi. Elle était avec une femme... Une disciple ?"

"Oui, la sœur de Marthe."

"Oh ! Que Dieu en soit béni ! J'ai tant prié pour cela ! Où est-elle ?"

"La voilà qui arrive avec ma Mère, Marthe et Suzanne."

En effet les femmes sont au détour du chemin, suivies par les apôtres, Marie d'Alphée court à leur rencontre et s'écrie : "Comme je suis heureuse de t'avoir pour sœur ! Je devrais te dire "fille" car tu es jeune et moi vieille. Mais je t'appelle du nom qui m'est si cher depuis que je le donne à ma Marie. Chérie ! Viens. Tu dois être fatiguée... Mais sûrement heureuse aussi" et elle embrasse Marie-Magdeleine, en la tenant ensuite par la main comme pour lui faire sentir encore mieux qu'elle l'aime.

La fraîche beauté de Marie-Magdeleine semble encore plus éclatante près de la figure fanée de la bonne Marie d'Alphée.[1]

"Aujourd'hui, tous chez moi. Je ne vous laisse pas partir" et, avec un soupir de l'âme qui sort involontairement, s'échappe l'aveu : "Je suis toujours tellement seule ! Quand ma belle-sœur n'est pas là, je passe des jours bien tristes et solitaires."

"Tes fils sont absents ?" demande Marthe.

Marie d'Alphée rougit et soupire : "Par l'âme, oui, encore. Etre disciple unit et sépare... Mais comme toi, Marie, tu es venue, eux aussi viendront" et elle essuie une larme. Elle regarde Jésus qui l'observe avec pitié et s'efforce de sourire pour Lui demander : "ce sont des choses qui demandent du temps, n'est-ce pas ?"

"Oui, Marie, mais tu les verras."

"J'espérais... Après que Simon[2]... Mais ensuite, il a su d'autres... choses et il est revenu à ses hésitations. Aime-le quand même, Jésus !"

"Peux-tu en douter ?"

Marie, tout en parlant, prépare des rafraîchissements pour les voyageurs, sourde aux paroles de toutes les personnes qui déclarent n'avoir besoin de rien.

"Laissons les femmes disciples en paix" dit Jésus et il ajoute : "Et 122> allons par le pays."

"Tu t'en vas ? Peut-être mes autres fils viendront-ils ?"

"Je reste toute la journée demain, Nous serons donc ensemble. Maintenant, je vais trouver des amis. La paix à vous, femmes. Mère, adieu."

Nazareth est déjà en émoi pour l'arrivée de Jésus et de Marie de Magdala qui le suit. Il y en a qui se précipite vers la maison de Marie d'Alphée, d'autres vers celle de Jésus pour voir, et trouvant cette dernière fermée, ils refluent tous vers Jésus qui traverse Nazareth, allant vers le centre du pays. La cité est toujours fermée au Maître. En partie ironique, en partie incrédule, avec quelques groupes de gens manifestement méchants dont les sentiments se révèlent par certaines phrases blessantes, la cité suit par curiosité, mais sans amour, son grand Fils qu'elle ne comprend pas. Même dans les questions qu'ils Lui posent, il n'y a pas d'amour mais de l'incrédulité et de la raillerie. Mais Lui ne montre pas qu'il les relève, et il répond avec douceur à ceux qui Lui parlent.

"Tu donnes à tout le monde, mais tu sembles un fils qui n'a aucun lien avec sa patrie, puisqu'à elle tu ne donnes rien."

"Je suis ici pour donner ce que vous demandez."

"Mais tu préfères ne pas être ici. Nous sommes peut-être plus pécheurs que les autres?"

"Il n'y a pas de pécheur, si grand qu'il soit, que je ne veuille convertir. Et vous, vous ne l'êtes pas plus que les autres."

"Tu ne dis pas cependant que nous sommes meilleurs que les autres. Un bon fils dit toujours que sa mère est meilleure que les autres, même si elle ne l'est pas. C'est peut-être pour Toi une marâtre, Nazareth?"

"Je ne dis rien. Le silence est une règle de charité envers les autres et envers soi-même, quand on ne peut dire que quelqu'un est bon et qu'on ne veut pas mentir. Mais la louange à votre égard viendrait bien vite si seulement vous veniez à ma doctrine."

"Tu veux donc qu'on t'admire ?"

"Non. Seulement que vous m’écoutiez et me croyiez pour le bien de vos âmes."

"Et parle, alors ! Nous t'écouterons."

"Dites-moi sur quel sujet je dois vous parler."

Un homme d'environ quarante, quarante-cinq ans, dit : "Voilà. Je voudrais que tu entres dans la synagogue et que tu m'expliques un point."

"Je viens tout de suite, Lévi."

123> Et ils vont à la synagogue alors que les gens se pressent derrière Jésus et le chef de la synagogue, remplissant subitement cette dernière.

Le chef prend un rouleau et lit : ""Il fit monter la fille du Pharaon de la cité de David dans la maison qu'il lui avait fait construire, car il disait : 'Ma femme ne doit pas habiter dans la maison de David, roi d'Israël, qui fut sanctifiée lorsque y entra l'arche du Seigneur' ".[3] Voilà, je voudrais que tu me dises si tu juges que cette mesure fut juste ou non, et pourquoi."

"Sans aucun doute elle était juste car le respect pour la maison de David sanctifiée du fait que l'arche du Seigneur y était entrée, l'exigeait."

"Mais le fait d'être l'épouse de Salomon ne rendait-il pas la fille du Pharaon digne d'habiter dans la maison de David ? La femme ne devient-elle pas selon la parole d'Adam "os des os" du mari et "chair de sa chair" ? Si elle est telle, comment peut-elle profaner si elle ne profane pas l'époux ?"

"Il est dit dans le premier livre d'Esdras : "Vous avez péché en épousant des femmes étrangères et ajouté ce délit aux nombreux délits d'Israël"[4]. Et une des causes de l'idolâtrie de Salomon est justement due à ces mariages avec des femmes étrangères. Dieu l'avait dit : "Elles, les étrangères, pervertiront vos cœurs jusqu'à vous faire suivre des dieux étrangers"[5]. Les conséquences, nous les connaissons."

"Mais, pourtant, il ne s'était pas perverti pour avoir épousé la fille du Pharaon puisqu'il arrivait à juger sagement qu'elle ne devait pas rester dans la maison sanctifiée."

"La bonté de Dieu n'a pas de commune mesure avec la nôtre. L'homme, après une faute, ne pardonne pas, même si lui est toujours coupable. Dieu n'est pas inexorable après une première faute, mais cependant Il ne permet pas que l'homme s'endurcisse impunément dans le même péché. C'est pourquoi Il ne punit pas à la première chute, Il parle alors au cœur. Mais Il punit quand sa bonté ne sert pas à convertir et quand 1'homme la prend pour de la faiblesse. Alors descend la punition, car on ne se moque pas de Dieu. Os de son os et chair de sa chair, la fille du Pharaon avait déposé les premiers germes de corruption dans le cœur du Sage, et vous savez qu'une maladie éclate non pas quand il y a un seul germe dans le sang mais quand le sang est corrompu par de nombreux germes qui se sont multipliés à partir du premier. La chute de l'homme dans les bas fonds commence toujours par une légèreté 124> apparemment inoffensive. Puis la complaisance pour le mal grandit. On s'habitue aux compromissions, à la négligence des devoirs et à la désobéissance envers Dieu, et graduellement on arrive à de grands péchés, chez Salomon jusqu'à l'idolâtrie, en provoquant le schisme dont les conséquences persistent encore maintenant."

"Alors tu dis qu'il faut apporter la plus grande attention et le plus grand respect aux choses sacrées ?"

"Sans aucun doute."

"Maintenant, explique-moi encore ceci. Tu te dis le Verbe de Dieu. Est-ce vrai ?"

"Je le suis. C'est Lui qui m'a envoyé pour apporter la bonne nouvelle à tous les hommes et pour les racheter de tous leurs péchés."

"Toi donc, si tu l'es, tu es plus que l'arche. Parce que Dieu ne serait pas sur la gloire qui domine l'arche, mais en Toi-même."

"Tu le dis, et c'est la vérité."

"Et alors, pourquoi te profanes-tu ?"

"Et c'est pour me dire cela que tu m'as amené ici ? Mais j'ai pitié de toi, de toi et de celui qui t'a poussé à parler. Je ne devrais pas me justifier parce que toute justification est inutile, brisée qu'elle est par votre rancœur. Mais à vous qui me reprochez mon manque d'amour à votre égard et de profaner ma personne, je vais vous donner, Moi, ma justification. Écoutez. Je sais à quoi vous faites allusion. Mais je vous réponds : "Vous êtes dans l'erreur". De même que j'ouvre les bras aux mourants pour les ramener à la vie et que j'appelle les morts pour les rendre à la vie, j'ouvre les bras à ceux qui sont davantage moribonds et j'appelle ceux qui sont les plus réellement morts : les pécheurs, pour les ramener à la Vie éternelle et les ressusciter s'ils sont déjà décomposés, pour qu'ils ne meurent plus. Mais je vais vous dire une parabole. Un homme, par l'effet de ses nombreux vices, devint lépreux. Les hommes l'éloignèrent de leur société et l'homme, dans une solitude atroce, réfléchit sur son état et le péché qui 1'y a réduit. De longues années passent ainsi, et au moment où il s'y attend le moins, le lépreux guérit. Le Seigneur a usé envers lui de miséricorde à cause de ses nombreuses prières et de ses larmes. Que fait alors l'homme ? Peut-il retourner chez lui parce que Dieu a usé de miséricorde envers lui ? Non. Il doit se montrer au prêtre. Celui-ci, après l'avoir quelque temps examiné avec attention, le fait purifier après un premier sacrifice de deux passereaux. Et après, non pas une, mais deux lessives de ses vêtements, l'homme guéri revient trouver le prêtre avec les agneaux sans tache, l'agnelle et la 125> farine et l'huile prescrits. Le prêtre le conduit alors à la porte du Tabernacle. Voilà alors que l'homme est religieusement admis de nouveau dans le peuple d'Israël. Mais vous, dites-moi : quand l'homme va pour la première fois vers le prêtre, pourquoi y va-t-il ?"

"Pour être purifié une première fois, de manière à pouvoir accomplir la plus grande purification qui le réintroduit dans le peuple saint !"

"Vous avez bien dit. Mais alors, il n'est pas tout à fait purifié ?"

"Oh ! non. Il lui manque encore beaucoup pour l'être matériellement et spirituellement."

"Comment alors ose-t-il s'approcher du prêtre une première fois alors qu'il est tout à fait immonde, et une seconde fois s'approcher même du Tabernacle ?"

"Parce que le prêtre est le moyen nécessaire pour pouvoir être réadmis parmi les vivants."

"Et le Tabernacle ?"

"Parce que Dieu seul peut annuler les fautes et c'est avoir foi que de croire qu'au-delà du saint Voile, Dieu repose dans sa gloire dispensant de là son pardon."

"Mais alors le lépreux guéri n'est pas encore sans faute quand il s'approche du prêtre et du Tabernacle ?"

"Non. Certainement pas !"

"Hommes à la pensée retorse et au cœur sans limpidité, pourquoi alors m'accusez-vous si Moi, Prêtre et Tabernacle, je me laisse approcher par ceux qui sont spirituellement lépreux ? Pourquoi, pour juger, avez-vous deux mesures ? Oui, la femme qui était perdue, comme Lévi le publicain, ici présente maintenant avec sa nouvelle âme et sa nouvelle fonction, et avec eux d'autres hommes et d'autres femmes déjà venus avant eux, sont maintenant à mes côtés. Ils peuvent y être parce qu'ils sont maintenant réadmis dans le peuple du Seigneur. Ils ont été ramenés auprès de Moi par la volonté de Dieu qui m'a remis le pouvoir de juger et d'absoudre, de guérir et de ressusciter. Il y aurait profanation si en eux demeurait leur idolâtrie comme elle demeurait dans la fille du Pharaon. Mais il n'y a pas de profanation puisqu'ils ont embrassé la doctrine que j'ai apportée sur la terre et que par elle ils sont ressuscités à la Grâce du Seigneur.

Hommes de Nazareth, qui me tendez des pièges parce qu'il ne vous paraît pas possible que réside en Moi la vraie Sagesse et la Justice du Verbe du Père, Moi, je vous dis : "Imitez les pécheurs".

126> En vérité ils vous sont supérieurs quand il s'agit de venir à la Vérité. Et je vous dis aussi : "Ne recourez pas à des manœuvres déshonorantes pour pouvoir vous opposer à Moi". Ne le faites pas. Demandez et Moi, je vous donnerai la Parole de vie, comme je la donne à tous ceux qui viennent à Moi. Accueillez-moi comme un fils de cette terre qui est la nôtre. Moi, je ne vous garde pas rancune. Mes mains sont pleines de caresses, et mon cœur du désir de vous instruire et de vous rendre heureux. Je le suis tellement que, si vous voulez, je passerai le sabbat parmi vous pour vous enseigner la Loi Nouvelle."

Les gens ne sont pas d'accord entre eux. Mais la curiosité prévaut ou bien l'amour, et un grand nombre crient : "Oui, oui. Demain viens ici. Nous t'écouterons."

"Je prierai pour que tombe, cette nuit, le crépi qui vous durcit le cœur, pour que tombent tous les préjugés et pour qu'en étant délivrés, vous puissiez comprendre la Voix de Dieu, venue apporter l'Évangile à toute la terre, mais avec le désir que la première région capable de l'accueillir soit la cité où j'ai grandi. La paix à vous tous."


[1] Marie d’Alphée doit avoir 65/70 ans.

[2] Cf. 2.72 – 2.73