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"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\italiano.gif  4.235 - Marta ha avuto dalla sorella Maria la certezza della conversione.

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\English.gif  2.234 - Martha Has Her Victory within Her Grasp.


vendredi 2 juin 28 (20 siwan)
Capharnaüm


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- Jésus s'éloigne avec Marthe ........................................... 54

- Le récit de Marthe : La Magdeleine voulait venir écouter Jésus - Marthe ne l'a pas vue dans la foule .............................. 55

- La brebis perdue, c'était moi ........................................... 56

- Nous avons pleuré avec tant de paix ................................... 56

- Il faut de la patience ...... 57

 - Commentaire de Jésus : Localisation du chapitre suivant

Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 4

 

4.96.
Jésus dit à Marthe : Tu as déjà ta victoire en main


Vision du dimanche 29 juillet 1945 (Sainte Marthe)

54> Jésus va monter dans la barque. C'est une claire aurore d'été qui effeuille les roses sur le crêpe de soie du lac, quand survient Marthe avec sa servante. "Oh! Maître! Écoute-moi pour l'amour de Dieu."          

55> Jésus redescend sur la rive et dit aux apôtres: "Allez m'attendre près du torrent. Entre temps, préparez tout pour la mission vers Magedan. La Décapole aussi attend la parole. Allez."          

Et pendant que la barque se détache et prend le large, Jésus marche à côté de Marthe, respectueusement suivie par Marcelle.          

Ils s'éloignent ainsi du pays en cheminant sur la rive qui, tout de suite après une bande de sable, déjà mélangée de rares herbes sauvages, se couvre de végétation et quitte la ligne horizontale pour grimper en donnant l'assaut aux pentes qui se mirent dans le lac.    

Quand ils ont rejoint un endroit solitaire, Jésus dit en souriant : "Que veux-tu me dire ?"

"Oh ! Maître... cette nuit peu après la fin de la seconde veille, Marie est revenue à la maison. Ah ! mais j'oubliais de te dire qu'elle m'avait dit à sexte, pendant que nous mangions : "Te déplairait-il de me prêter un de tes habits et un manteau ? Ils seront un peu courts, mais je laisserai le vêtement flou et je descendrai le manteau..." Je lui ai dit : "Prends ce que tu veux, ma sœur" et le cœur me battait très fort parce que, auparavant, dans le jardin, j'avais dit en parlant à Marcelle : "Au crépuscule; il faut être à Capharnaüm car le Maître parle à la foule ce soir" et j'avais vu Marie sursauter, changer de couleur, ne sachant plus rester en place, mais elle allait et venait seule comme une âme en peine, agitée, sur le point de décider... et ne sachant pas encore ce qu'accepter, ce que repousser.    

Après le repas, elle est allée dans ma chambre et elle a pris le vêtement le plus sombre que j'avais, le plus modeste, elle l'a essayé et a prié la nourrice de descendre tout l'ourlet parce que l'habit était trop court. Elle avait essayé de le faire par elle- même, mais avait reconnu en pleurant : " Je ne sais plus coudre, j'ai oublié tout ce qui est utile et bon..." et elle m'a jeté les bras autour du cou en me disant : "Prie pour moi". Elle est sortie seule, au crépuscule... Comme j'ai prié pour qu'elle ne rencontre personne qui l'empêche de venir ici, pour qu'elle comprenne ta parole, pour qu'elle réussisse à étrangler définitivement le monstre qui la rend esclave... Regarde : j'ai ajouté à ma ceinture ta ceinture bien serrée sous l'autre,
[1] et quand je sentais la pression du cuir dur sur ma taille qui n'est pas habituée aux ceintures si rigides, je disais : "Lui est plus fort que tout".          

56> Et puis, avec le char on a vite fait, puis nous sommes venues, Marcelle et moi. Je ne sais si tu nous as vues dans la foule... Mais quelle douleur, quelle épine dans le cœur, en ne voyant pas Marie ! Je pensais : "Elle a regretté, elle est revenue à la maison. Ou bien... ou bien elle s'est enfuie, ne pouvant plus résister à mon autorité qu'elle avait réclamée". Je t'écoutais et je pleurais sous mon voile. Ces paroles paraissaient faites pour elle... et elle ne les entendait pas ! Je pensais ainsi, moi qui ne la voyais pas. Je suis revenue à la maison découragée. C'est vrai. Je t'ai désobéi parce que tu m'avais dit : "Si elle vient, attends-la à la maison". Mais considère mon cœur, Maître ! C'était ma sœur qui venait vers Toi ! Est-ce que je pouvais n'être pas là pour la voir près de Toi ? Et puis !... Tu m'avais dit: "Elle sera brisée". Je voulais être près d'elle, tout de suite pour la soutenir...

J'étais agenouillée en larmes et en prière dans ma chambre et la seconde veille était finie depuis longtemps quand elle est rentrée. Si doucement que je ne l'ai entendue que quand elle est tombée sur moi, me serrant étroitement dans ses bras et disant : "C'est vrai tout ce que tu dis, sœur bénie. Et même c'est beaucoup plus que tu ne dis. Sa miséricorde est beaucoup plus grande. Oh ! ma Marthe ! Tu n'as plus besoin de me retenir ! Tu ne me verras plus cynique et désespérée ! Tu ne m'entendras plus dire : 'Pour ne pas penser !' Maintenant je veux penser, je sais à quoi penser. À la Bonté faite chair. Tu as prié, ma sœur, certainement tu as prié pour moi. Mais tu as déjà ta victoire en main. Ta Marie qui ne veut plus pécher, qui renaît maintenant, la voilà. Regarde-la bien en face, car c'est une nouvelle Marie au visage lavé par les pleurs de l'espérance et du repentir. Tu peux me baiser, sœur pure. Il n'y a plus de traces d'amour honteux sur mon visage. Il a dit qu'il aime mon âme, car c'est à elle et d'elle qu'il parlait. La brebis perdue, c'était moi. Il a dit, écoute si je dis bien. Tu la connais la manière de parler du Sauveur..." et elle m'a répété, mais parfaitement, ta parabole.
[2]  

Elle est si intelligente, Marie ! Bien plus que moi. Elle sait se rappeler. Ainsi, je t'ai entendu deux fois. Si sur tes lèvres ces paroles étaient saintes et adorables, sur les siennes, elles étaient pour moi saintes, adorables et aimables car c'étaient les lèvres d'une sœur, de ma sœur retrouvée, revenue au bercail familial qui me les disaient. Nous sommes restées embrassées, assises sur la natte du sol, comme quand nous étions petites et que nous restions ainsi dans la chambre de maman ou bien près du métier où elle tissait ou brodait ses splendides étoffes. Nous sommes restées ainsi, nous n'étions plus séparées par le péché et il me semblait que maman aussi était présente par son esprit.         

57> Nous avons pleuré sans douleur et même avec tant de paix ! Nous nous embrassions heureuses... Et puis Marie, fatiguée par le chemin qu'elle avait fait à pied, par l'émotion de tant de choses, s'est endormie dans mes bras et, avec l'aide de la nourrice, je l'ai couchée sur mon lit... et je l'ai quittée pour accourir ici..." et Marthe baise les mains de Jésus, radieuse.      

"Je te dis, Moi aussi, ce que t'a dit Marie : "Tu as ta victoire en main". Va et sois heureuse. Va en paix. Aie une conduite toute de douceur et de prudence avec celle qui vient de renaître. Adieu, Marthe. Fais-le savoir à Lazare, qui là-bas se tourmente."      

"Oui, Maître. Mais Marie, quand viendra-t-elle avec nous, les disciples?" " 

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Jésus sourit et dit : "Le Créateur a fait la création en six jours, et le septième, Il s'est reposé."       

"Je comprends. Il faut avoir de la patience..."           

"Patience, oui. Ne pas soupirer. C'est une vertu, cela aussi. La paix à vous, femmes. Nous nous reverrons bientôt" et Jésus les quitte pour aller vers le lac où la barque attend près de la rive.          


 



[1] Cf. Tome 4, chapitre 92, page 37

[2] Cf. ci-dessus, Tome 4, chapitre 94