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"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

© Fondation héritière de Maria Valtorta.

 

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          I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\italiano.gif 2.134. - La guarigione di Jerusa a Doco.

          I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\English.gif 1.134. - Cure of Jerusa, the Woman of Doco Afflicted with Cancer.

 2.134 - La curación de Jerusa en Doco.

 3.173 - Die Heilung der krebskranken Jerusa von Doko.


Vend. 10 décembre 27
(24 Kisleu 3788)

Docco

Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome.

Ancienne édition : Tome 2, chapitre 101.
Nouvelle édition : Tome 2, chapitre 134.

134
La guérison de Jérusa à Docco.

Le lundi 19 mars 1945.

Le texte ci-dessous, qui relate les tentations et assauts de Satan envers Maria Valtorta, était inséré dans l’ancienne édition de 1985. Il a été depuis, transféré dans les Cahiers de 1945 à 1950, à la date du jour. Le récit des scènes évangéliques se poursuit plus bas.

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Je vous ai dit la visite peu agréable et la prophétie que j'ai eue hier soir Vous avez vu que j'avais le visage "épouvanté" et vous me l'avez dit en entrant. Je ne savais pas quel visage j'avais, mais certes je suis impressionnée et cela ne passe pas avec les heures.       

          I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Ce n'est pas la première fois, vous le savez, que Satan me donne des ennuis, en me tentant sur ceci ou cela. Et maintenant qu'il ne tente plus la chair, il tente l'esprit. C'est depuis un an que de temps à autre il me donne des ennuis.   

- La première fois, ce fut quand il me tenta dans les journées redoutables pour moi, en avril 1944, quand il me promit de m'aider si je l'adorais.    

- La seconde, quand il m'assaillit par cette pénétrante, violente et longue tentation du 4 juillet 1944, en me tentant à singer le langage du Maître pour anéantir ceux qui m'avaient offensée.           

- La troisième quand il me suggéra de faire avec les paroles dictées une œuvre personnelle et de la publier en m'en attribuant le mérite et en en tirant des bénéfices.    

- La quatrième quand, en février de cette année (il me semble qu'on était déjà en février) il m'apparut (c'était la première fois que je le voyais, car les autres fois, je sentais seulement sa présence) me terrorisant par son aspect et sa haine. 

- La cinquième, ce fut hier soir.          

Ce sont là les grandes manifestations de Satan. Mais depuis, j'ai mis à son compte, à lui, toutes les autres choses plus petites qui me viennent des autres qui veulent me porter à l'orgueil, à la complaisance en moi-même, ou bien à la simulation, ou encore à la persuasion que je ne suis qu'une malade et que tout est le fruit de troubles psychiques. Même les obstacles qui viennent de parents, des autorités et des camionneurs
[1], je les attribue tous à Satan. Il fait ce qu'il peut, de son mieux, pour me causer des ennuis et m'amener à l'inquiétude, à la révolte, à la persuasion que la prière est inutile et que tout est mensonge.   

          I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Mais, je vous avoue qu'hier soir, il m'a beaucoup troublée. Ce n'est pas la première fois qu'il fait naître en moi la peur d'être trompée et d'en devoir un jour rendre compte à Dieu et même aux hommes. Vous savez que c'est là ma terreur... Jésus et vous me réconfortez toujours et elle renaît, toujours, Pourtant c'étaient des pensées qui étaient "à moi", excitées par Satan mais qui venaient de moi. Hier soir, ç'a été une menace explicite, directe. Il m'a dit : "Vas-y, vas-y ! Je t'attends au bon moment. Au dernier moment. Alors je te persuaderai tellement que tu as toujours menti à Dieu, aux hommes et à toi même, et que tu es une menteuse que tu tomberas dans une vraie terreur, dans le désespoir d'être damnée. Et tu le diras avec de telles paroles que les personnes qui t'entoureront croiront à une rétractation finale pour aller vers Dieu chargée d'un péché moins lourd. Toi, et ceux qui seront avec toi, vous resterez dans cette persuasion. Et c'est ainsi que tu mourras... et les autres en resteront profondément troublés... Je t'attends, oui... Et toi aussi, attends-moi. Je ne fais pas de promesses sans les tenir. En ce moment tu me donnes un ennui sans mesure. Mais alors ce sera moi qui te le donnerai. Je me vengerai de tout ce que tu me fais... Je me vengerai, comme moi seul sais le faire." Et sur ce, il s'en est allé, me laissant bien mal...           

La douce Maman est venue ensuite, douce et affectueuse avec son habit blanc pour me sourire et me caresser. Mon Jésus m'a souri de son plus joyeux sourire. Mais, ils m'ont à peine quittée, que je suis retombée dans le marasme... Et cela dure.         

Quand cette pensée m'arrive avec cette force, je me sens tentée de dire : "Je n'écris plus une seule parole, en dépit de toute pression." après, je réfléchis et je me dis : "C'est justement cela que veut Satan" et je laisse tomber cette suggestion, C'est le temps de la passion, n'est-ce pas ? Il y en a qui par l'effet de l'idolâtrie si profondément ancrée au cœur de l'homme, même quand il est bon, adorent le porte-parole, oubliant qu'il n'est qu'un instrument et que Dieu seul est adorable. Il en est d'autres qui me méprisent.       

          I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Les uns et les autres attendent également bien qu'avec des buts différents qu'il se produise en moi des faits merveilleux, surtout en ce temps de la Passion. Peut-être vous-même les attendez comme une chose qui serait naturelle dans mon cas. Pour vous, c'est une attente qui se justifie. Pour les autres, c’est mépris ou idolâtrie.         

Je vous assure que je préfère encore le mépris pour Maria Valtorta, à l'idolâtrie pour ma personne. Cette dernière me donne un ennui indescriptible. Il me semble qu'on me dépouille sur une place publique, que l'on m'extorque mon précieux secret... que sais-je ? J'en souffre, voilà. Le mépris me fait moins mal s'il s'adresse à Maria Valtorta, pourvu qu'il ne lèse pas les "dictées" et ne les fasse pas prendre pour une plaisanterie et une folie...      

Mais, par-dessus les désirs plus ou moins saints et honnêtes de tant de gens, il y a la volonté de Dieu, sa bonté, plutôt, qui écoute sa pauvre Maria. Sa prière de toujours, sa prière de maintenant c'est celle-ci : "Voilà ta "victime". Tout ce que Tu veux, mais pas de signes extérieurs." Je n'aurais pas voulu non plus cette manifestation de Dieu en moi, en ce qui me concerne... Mais Lui a voulu que je sois son phonographe... patience ! Mais, autre chose non, non, et non.    

          I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Toutes les maladies diagnostiquables ou celles qui ne le sont pas, parce qu'elles n'offrent pas des symptômes connus. Toutes les souffrances pour souffrir en moi ce que Lui a souffert. Une agonie complète qui me courbe sous le poids de son agonie. Mais que cela soit connu de Lui seul, de vous qui me dirigez, et de moi. Cela suffit. 

Si cependant en ce temps de Passion je déçois ceux qui m'idolâtrent ou me méprisent; parce que matériellement je n'éprouve pas la Passion, je vous assure que je vis ma passion. La souffrance physique accrue. Mon corps brisé et réduit par les coups et l'épuisement du Golgotha, ma tête prise dans le cercle qui la torture, des tiraillements et des crampes dans les muscles, cette torture qui me coupe le souffle et me congestionne, et puis la soif, la fièvre; la langueur et les spasmes du supplice, Mais ce n'est pas cela "ma passion", c'est toujours pour moi ce que j'appelle "mon Gethsémani" : la nuit qui monte avec ses fantômes et ses peurs, la crainte et la terreur de l'avenir et de Dieu... et le voisinage de la Haine alors que l'Amour est absent. Voilà ce qui assoiffe, ce qui enfièvre, fait pleurer des larmes de sang, m'épuise, me met à bout. Je vous assure que c'est quelque chose d'aussi puissant que l'heure vécue l'an passé quand Dieu me laissa seule. Et même je puis dire : c'est plus fort, car je souffre en dépit de la présence de Dieu en moi.       

J'espère de m'être bien expliquée. Mais certaines tortures s'expliquent très mal. Et sont encore plus mal comprises de ce qu'elles ne soient en réalité, et soit du père spirituel que des idolâtrés, ou encore des curieux, à ceux à qui intéresse le... phénomène, ou qui le méprisent, Il faudrait bien que ces trois dernières catégories éprouvent pendant une heure ce que nous éprouvons... Et les idolâtres aussi qui, peut-être, nous envient, Mais non ! Il vaut mieux qu'ils ne l'éprouvent pas, Les idolâtres essaieraient de s'échapper, qui sait où, par la peur d'une telle heure; Les curieux, les studieux, les moqueurs, ceux qui méprisent en arriveraient à maudire Dieu... Donc... tendons les épaules au joug, buvons l'amertume... et en avant.        

Seigneur, pas ma volonté, mais la tienne. Voici ta servante et ta victime Oui, fais de moi ce que Tu veux. Mais seulement, à cause de ta bonté, donne-moi la force de pouvoir souffrir. Et ne me laisse pas seule. "Reste avec nous, car il se fait tard et déjà baisse la clarté du jour ..."           
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403>  134.1 – Je vois : Jésus, aux premières lueurs d'une tardive matinée d'hiver, entre dans la petite ville de Docco[2]. Il demande à un passant matinal :   

"Où habite Marianne, la vieille mère dont la bru est à la mort ?"         

"Marianne, la veuve de Lévi ? La belle-mère de Jérusa, femme de Josias ?"        

"Oui, elle."

"Regarde, homme. Au bout de cette rue il y a une place, au coin il y a une fontaine, et de là partent trois chemins. Prends celui qui a un palmier au milieu et marche encore cent pas. Tu trouves un fossé et tu le suis jusqu'au pont de bois. Tu le passes et tu vois une ruelle couverte. Tu la suis. Quand il n'y a plus de route, ni de couvert, car elle débouche sur une place, tu es arrivé. La maison de Marianne est dorée par la vétusté. Avec les dépenses qu'ils ont, ils ne peuvent la remettre en état. Ne te trompe pas. Adieu. Tu viens de loin ?"   

"Pas trop.
[3]"         

"Mais tu es Galiléen ?"  

"Oui."        

"Et ceux-ci ? Tu viens pour la Fête !" 

"Ce sont des amis. Adieu, homme. La paix soit avec toi." 

Jésus laisse en plan le bavard qui n'est plus pressé. Il prend son chemin et les apôtres le suivent.    

Ils arrivent à la petite place : une parcelle de terre boueuse avec, au centre, un grand chêne qui a poussé là, tout seul et qui peut-être en été donne une ombre agréable. Pour l'heure, il est plutôt triste avec sa frondaison touffue et sombre au-dessus des pauvres maisons auxquelles il enlève la lumière et le soleil.    

La maison de Marianne est la plus misérable. Large et basse, mais tellement négligée ! La porte est couverte de pièces posées sur les éraflures du bois vétuste. Une petite fenêtre, sans rideau, présente sa noire ouverture comme une orbite privée de son œil.     

Jésus frappe à la porte.  

 134.2 – Une fillette, sur les dix ans se présente, pâle, maigre, les yeux rougis.       

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404> "Tu es la petite fille de Marianne ? Dis à la grand'mère que Jésus est ici." 

L'enfant pousse un cri et s'enfuit en criant à haute voix. La vieille femme accourt, suivie de six bambins sans compter la fillette de tout à l'heure. Le plus grand paraît être son jumeau; les derniers, deux petits garçons sans chaussures et amaigris s'attachent au vêtement de la vieille et savent à peine marcher.    

"Oh ! Tu es venu ! Enfants, vénérez le Messie ! Tu arrives en temps dans ma pauvre maison. Ma fille est mourante... Ne pleurez pas, petits, qu'elle ne vous entende pas. Pauvres créatures ! Les bambines sont épuisées par les veilles, car j'ai tout à faire et je ne peux plus veiller, je tombe par terre par le sommeil. Il y a des mois que je ne vais plus au lit. À présent je dors sur un siège près d'elle et des enfants. Mais elles, elles sont petites et elles en souffrent. Ces garçons vont faire du bois pour alimenter le feu. Ils en vendent aussi, pour avoir du pain. Ils n'en peuvent plus, les pauvres petits ! Mais, ce qui nous tue, ce n'est pas la fatigue : c'est de la voir mourir... Ne pleurez pas. Nous avons Jésus."          

"Oui, ne pleurez pas. La maman va guérir, le père reviendra. Vous n'aurez plus tant de dépenses, ni si grande faim. Ceux-ci, ce sont les deux derniers ?"      

"Oui, Seigneur, cette faible créature a accouché trois fois de deux jumeaux... et son sein est devenu malade." 

"Trop pour les uns, et rien pour d'autres." marmonne Pierre dans sa barbe
[4].      

Puis il prend un petit et lui donne une pomme pour le faire taire. L'autre aussi lui en demande une et Pierre le satisfait.      

 134.3 – Jésus, accompagné par la vieille, traverse l'atrium, puis une cour et monte l'escalier pour entrer dans une pièce où gémit une femme, jeune encore mais squelettique.        

"Le Messie, Jérusa. Maintenant tu ne vas plus souffrir. Tu vois ! Il est venu pour de bon. Isaac ne ment jamais. Il l'a dit
[5]. Crois donc car, s'il est venu, il peut aussi te guérir."     

"Oui, bonne mère. Oui, mon Seigneur. Mais si tu ne peux me guérir, du moins fais-moi mourir. J’ai des chiens dans ma poitrine. La bouche de mes enfants, auxquels j'ai donné le doux lait, m'a apporté le feu et l'amertume. Je souffre tant, Seigneur ! Je coûte tant ! Mon mari travaille au loin pour gagner le pain. La vieille maman s'épuise. Et moi qui meurs... À qui iront mes enfants quand ce mal m'aura fait mourir et qu'elle trépassera par ses efforts épuisants ?"        

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405/406> "Pour les oiseaux, il y a Dieu et de même pour les petits de l'homme. Mais, tu ne vas pas mourir. C'est ici que tu as si mal ?" Jésus va poser la main sur le sein enveloppé de bandes.       

          I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif "Ne me touche pas ! N'augmente pas ma souffrance !" crie la malade.        

Mais Jésus pose délicatement sa longue main sur la mamelle malade. "Tu as réellement le feu là-dedans, pauvre Jérusa. L'amour maternel t'a enflammé le sein. Mais tu n'as pas de haine pour ton époux, pour tes enfants, n'est-ce pas ?"  

"Oh ! pourquoi devrais-je ? Lui est bon et m'a toujours aimée Nous nous aimons d'un sage amour et l'amour fleurit en créatures... Et eux !... Je suis dans l'angoisse de les quitter, mais... Seigneur ! Mais le feu disparaît ! Mère ! Mère ! C'est comme si un ange du Ciel soufflait sur mon tourment ! Oh ! quelle paix ! N'enlève pas, n'enlève pas ta main, mon Seigneur. Appuie au contraire Oh ! quelle force ! Quelle joie ! Mes enfants ! Ici, mes enfants! Je les veux ! Dina ! Osia ! Anne ! Seba ! Melchi ! David ! Jude ! Ici ! Ici Maman ne meure plus ! Oh ! ..." La jeune femme se retourne sur son oreiller, pleurant de joie pendant qu'accourent ses enfants.       

 134.4 – Et la vieille, à genoux, ne trouvant rien d'autre, dans sa joie, entonne le cantique d'Azarias dans la fournaise[6]. Elle le dit tout entier, de sa voix tremblante de vieille femme émue. 

"Ah ! Seigneur ! Mais que puis-je faire pour Toi ? Je n'ai rien pour te faire honneur !" dit-elle finalement.          

Jésus la relève et dit : "Permets-Moi seulement de me reposer à cause de ma fatigue. Et tais-toi. Le monde ne m'aime pas. Je dois m'éloigner pour quelque temps [7]. Je te demande fidélité à Dieu et silence. À toi, à l'épouse, aux petits."           

"Oh ! Ne crains pas ! Personne ne vient chez les pauvres gens ! Tu peux rester ici sans craindre qu'on te voie. Les pharisiens, eh ? Mais... et pour manger ? Je n'ai qu'un peu de pain..."           

Jésus appelle l'Iscariote :          

"Prends de l'argent et va acheter tout ce qu'il faut. Nous allons manger et nous reposer chez ces braves gens. Jusqu'au soir, va et tais-toi
[8]".       

Puis il se tourne vers celle qu'il a guérie :    

"Enlève le pansement, lève-toi, aide ta mère, et réjouis-toi. Dieu t'a fait grâce pour récompenser tes vertus d'épouse. Nous allons rompre le pain ensemble, car aujourd'hui le Seigneur Très-Haut est dans ta maison et il faut Le célébrer en Lui faisant fête." 

Jésus sort, rejoignant Judas qui va sortir.   

"Fais des emplettes abondantes, qu'ils en aient encore pour les jours qui viennent. Pour nous, il ne nous manquera rien chez Lazare."   

"Oui, Maître. Et si tu permets... J'ai de l'argent à moi. J'ai fait vœu de l'offrir pour te sauver des ennemis. Je le change en pain, Ça vaudra mieux pour ces frères en Dieu que pour les gueules du Temple. Tu permets ? L'or a toujours été pour moi un serpent. Je ne veux plus éprouver sa fascination
[9]. Car je me trouve si bien, maintenant que je suis bon. Je me sens libre et je suis heureux."     

"Fais comme tu veux, Judas. Et que le Seigneur te donne la paix."       

Jésus rejoint ses disciples pendant que Judas sort et tout prend fin.    

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Comme pour le texte d’introduction, le texte suivant ne figure plus dans la nouvelle édition, mais se trouve dans les Cahiers de 1945 à 1950, à la date du jour (19 mars 1945).

Me voici dans une grande tempête. Exactement une de ces tempêtes de mars où l'éclat du soleil et l'obscurité des nuages d'orage se succèdent. J'ai l'impression d'être une nacelle sur des flots agités, tantôt à la cime, à la cime de la vague en plein soleil, tantôt dans un gouffre entre deux montagnes liquides qui semblent vouloir me submerger dans un ténébreux abîme. Il me semble passer alternativement d'un océan en furie au port le plus tranquille, et d'être plongée tantôt dans le fiel, tantôt dans le miel.

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Quelle souffrance, depuis hier soir ! Il y a des moments où je suis au Ciel avec les brèves et douces paroles, les sourires bienheureux que me donnent Jésus et Marie, avec la force qu'ils me donnent. Je dis alors : "Oh ! je suis bien sûre de n'être pas une illusionnée, ni une pécheresse." (au sujet des dictées et des visions, naturellement). Puis voilà que je replonge dans le sombre abîme, dans le fracas effrayant des paroles et des menaces d'hier soir. Après le Paradis, je goûte l'enfer. Puis la bonté de Jésus et de Marie revient à mon secours et ma pauvre âme se trouve soulevée vers le soleil, vers le ciel, dans une béatitude qui me remplit de douceur. Et puis, de nouveau la plongée dans l'amertume, dans la nuit, dans l'épouvante, J'ai peur... Aidez-moi à gagner cette bataille.

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Fiche mise à jour le 17/04/2021.

 



[1] Allusions aux événements dus à la guerre et que l’on peut dire terminés en février 1945. Voir Les Cahiers de 1944, le 24 avril, notes de bas de page.

[2] À cette époque, la lune, en son dernier quartier, éclaire seulement la fin de la nuit. En étant partis vers 3 h du matin, ils arrivent au lever du jour. Ils ont parcourus de 12 à 15 km.

[3] Voir la note ci-dessus.

[4] Cette réflexion trahit l'attente secrète de paternité de la part de Pierre qui est sans enfant et sans espoir d’en avoir.

[5] On sait qu'Isaac a déjà évangélisé toute la région, ce qui explique peut-être aussi les foules venues à La Belle Eau (Cf. EMV 87.1 et EMV 118.3).

[6] Daniel 3,25-45. Ce cantique a fait l'objet d'un commentaire de Jean-Paul II lors de son audience du 14 mai 2003.

[7] Jésus va dorénavant garder le plus secret possible ses déplacements, devançant le conseil amical de Lazare au chapitre suivant.

[8] Ils partiront pour Béthanie dans la nuit, comme la veille, et arriveront donc à Béthanie en matinée.

[9] Judas est familier de ces bonnes intentions, malheureusement rarement suivies dans le temps.