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L'œuvre de Maria Valtorta
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Texte original



Maria Valtorta franchit symboliquement l’Horeb à la suite de Moïse.

Jésus commente les destructions et les morts des bombardements.





Élie, sur l’Horeb, se voile la face en présence de Dieu.











La Spezia bombardée.

99> Jésus dit :         

 "Maintenant tu comprends ce que je voulais dire par ces rappels bibliques et quel rapport ils ont avec toi
[1]. Tu comprends pourquoi je dis que ceci est ton petit Horeb[2] d’avant et d’après’, phrase qui t’avait occupé l’esprit pendant plusieurs jours et que, dans ton ignorance de la Bible, tu n’arrivais pas à expliquer. Tu as aussi compris pourquoi, depuis hier matin, je te chuchote que tu as fait pendant longtemps ce que fit autrefois mon vieux serviteur et prophète[3]. Tu n’oublieras jamais l’épisode à cause de la peine que t’a coûtée de rechercher le passage qui s’y réfère.         

 Quand le Père
[4] obéit à mon inspiration — car tout ce qui est bien pour les âmes s’accomplit grâce à mon inspiration — et t’apporta la Bible[5] pour que tu en prennes connaissance, j’aurais pu te dire où trouver le passage auquel je me référais. Mais c’eût été trop facile. J’ai voulu que tu le trouves par toi-même pour te persuader toujours davantage que ce n’est pas une illusion, mais bien la vérité.      

Tu es si soupçonneuse ! J’ai dû t’amener lentement, très lentement, au point où tu en es maintenant parce que tu t’obstinais, par peur, comme une petite chèvre rétive. C’est pour cela qu’à ta prière d’hier j’ai répondu par ces paroles-là. Ne crois-tu peut-être pas que cela arriverait comme çà ?           

 Oui. Les humains ont du courage pour me frapper. Mais non pour venir près de moi, attirés par mon amour. Ils croient aveuglément au Mal et dans le Prince du Mal. Lui, ils le suivent sans crainte, dès qu’il se manifeste sous une de ses infinies formes aux noms infinis. Mais ils ne croient pas, ou croient très mal, au Bien et dans le Dieu du Bien, et ils fuient devant ses manifestations. Ils sont couverts de fautes et ils imitent Adam lorsqu’il se cacha du Créateur après avoir péché dans l’Éden
[6].       

Pour ne pas avoir peur de ma voix et de mon visage, il faut une âme vide de fautes graves. Les imperfections n’empêchent pas qu’il subsiste encore en vous ce minimum de courage qui vous permet d’entendre ma Parole sans vous évanouir. Si pour la mériter vous aviez dû être sans imperfections, aucun mortel ne l’aurait entendue, hormis ma Mère. 

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100>  Vois-tu ? Tu as dû d’abord subir une véritable opération de reconstruction et de bonification spirituelle menée par moi, avec ton aide, pour pouvoir arriver à mériter et à supporter ma Parole et ma Vue. C’est logique. Le péché, même véniel, signifie parenté avec le démon. Dieu ne peut être là où est le démon.         

Je pourrais terroriser les pécheurs avec une vision terrible dans laquelle j’apparaîtrais comme le Dieu en colère qui juge et punit. Et quelquefois je l’ai fait pour conquérir des cœurs particuliers que je voulais vraiment pour moi et que je ne pouvais gagner que par ce moyen. Mais ce sont des cas rares. Je préfère attirer avec l’Amour. Et celui qui a une liaison coupable avec le démon ne peut ressentir l’Amour. Voilà pourquoi je ne montre pas aux foules mon visage tout amour. Je le garde pour ceux qui m’aiment et je leur donne la mission de parler aux plus sourds en répétant ma parole, et leur demande de devenir des petites copies de moi : Charité et Rédemption, Amoureux et Victime.   

Un jour, je viendrai pour tous. Le dernier. Mais seuls ceux dont l’âme aura été purifiée par l’amour durant leur vie pourront soutenir sans tomber dans l’abîme, mon visage, mon regard, ma voix dont le tonnerre bouleversera les firmaments et fera trembler les abîmes.”    


 Maintenant j’explique, sinon vous n’y comprendrez rien.    

Il y a une dizaine de jours, peut-être un peu plus, alors que, dans un état de demi-sommeil, je pensais au Seigneur, j’entendis ma chère, mon adorée Voix me dire :’Tu es sur ton petit Horeb. Ne l’oublie pas”. Depuis, j’avais entendu maintes fois répéter, pour moi seule, cette phrase : “Ceci est ton petit Horeb d’avant et d’après”.

J’avais beau me triturer l’esprit pour en tirer une lumière historique ou géographique, je ne trouvais rien. Je voulais vous en parler, parce que j’avais compris qu’il s’agissait de quelque chose de biblique comme l’affaire des dix justes
[7]. Mais voilà qu’au moment même où je m’étais décidée à vous le demander, vous m’apportez la Bible. Très bien ! Je me dis. Je vais pouvoir trouver. Et j’ai commencé à la lire patiemment, décidée à la lire de la première parole à la dernière. Mais je n’avais encore rien trouvé.        

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101>  Hier matin, après avoir transcrit les paroles de Jésus et décrit la vision dans mes propres mots, je fis cette prière : “Oh ! Jésus, pourquoi ne montres-tu pas à tout le monde combien tu es divinement beau et divinement bon ? Si les hommes te voyaient tel que je te vois, ils ne pourraient pas ne pas comprendre ta bonté infinie et t’aimer d’un amour qui les rendrait bons. Marta (Diciotti) voudrait que tu montres ton visage en colère pour faire peur[8]. Moi, au contraire, je te demande de montrer ton visage aimant pour conquérir les âmes comme tu m’as conquise”.    

Et Jésus a répondu : “Ce serait inutile. L’amour n’est pas compris. Si j’apparaissais ainsi, certains se moqueraient de moi, d’autres me fuiraient. Ne l’as-tu pas fait toi-même ? Pendant des années et des années, tu m’as échappé. Et pourtant je t’apparaissais toujours revêtu de mon amour dans les rêves et les inspirations. Pendant des années encore, tu as eu peur de mes manifestations et, lorsque je m’approchais, tu faisais comme mon vieux serviteur et prophète : tu te cachais le visage pour ne pas me voir. J’ai dû te préparer avec une patience infinie et même maintenant, au fond, tu crains un peu que ce ne soit une illusion. Et tu as ma paix ! Que feraient ceux qui n’ont pas ma paix mais la guerre démoniaque au cœur...”           

Lorsque j’entendis cela, je me suis dit qu’il fallait absolument chercher qui était ce serviteur et prophète et ce qu’était l’Horeb. Et hier soir, je me suis consacrée à une promenade biblique.

J’ai cherché dans les prophètes. Rien. J’ai trouvé le nom d’Horeb et j’ai compris qu’il s’agissait d’une montagne. Mais c’était trop peu. Je lisais plus avant, je revenais en arrière; j’avais la tête qui éclatait et je ne trouvais rien. Les sirènes
[9] ont retenti : après avoir prié pour les victimes des bombardements, j’ai repris mon incursion biblique. Je ne trouvais toujours rien. Pas étonnant ! Dans mon énorme ignorance, j’étais convaincue que Moïse n’avait rien à voir avec ce qui m’occupait et ... je le négligeais.      

Étant donné que je ne trouvais vraiment rien, j’ai prié l’Esprit Saint de me le faire trouver. J’étais décidée à savoir cette nuit-là au risque de me retrouver le lendemain matin en train de feuilleter la Bible. Et l’Esprit Saint m’a dit : “Lis l’Exode”. J’ai trouvé tout de suite. J’étais tout près, parce que je suis à la fin de la Genèse, et j’allais chercher loin ! Maintenant je sais et je suis contente. Qui aurait imaginé que l’Horeb était le Sinaï ? Dans ma bêtise, je savais que Moïse était allé sur le Sinaï et je me disais donc que Moïse n’avait rien à voir avec l’Horeb.   

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102> Voilà pourquoi Jésus dit que ceci est mon petit Horeb d’avant et d’après et que je ressemble à son serviteur et prophète. En effet, j’ai trouvé ici la voix de Dieu; en effet, j’y suis montée sans penser à Dieu, en suivant la route commune, comme Moïse derrière son troupeau; en effet, lorsque je m’y attendais le moins, j’y ai reçu les paroles de Jésus et... j’ai couvert mon visage parce que je n’osais pas le regarder. Mais maintenant, j’ai appris à le regarder. Il m’y a habituée. Et je retourne volontiers sur l’Horeb. Voilà qui est plus clair.         

Merci, mon Père, de m’avoir donné le moyen de lire la Bible. Cela me rendra moins sotte et je comprendrai mieux.  


Aujourd’hui, 24 juin, Jésus dit encore :          

 "Aujourd’hui aussi
[10], fête de mon Corps divin[11], Satan m’a frappé dans mes églises et dans mes enfants[12]. Je ne passe pas triomphalement, hostie de paix, à travers vos quartiers, sur des tapis de fleurs, parmi les hosannas. Je tombe au milieu des décombres, dans le fracas d’enfer de la haine contre la charité, déchaînée dans toute sa force.   

Les fleurs de ce jour, Corpus Domini du temps de la colère, sont mes enfants tués. Et bienheureux parmi eux ceux qui tombent innocents et dont la mort, dénuée de rancune, devient belle comme un martyre. On ne voit pas mon Sang parmi le sang des morts. Je garde ma blancheur éclatante d’Hostie. C’est le sang des autres qui m’éclabousse : il est la cruauté de ceux qui sont asservis à l’Ennemi, laquelle me blesse et, avec moi, blesse ceux qui sont des hosties comme moi. Du plus grand parmi vous — droit comme sur une croix mystique entre le temple et le ciel, blessé, couvert de crachats, transpercé, flagellé, comme son Seigneur, par le mensonge vendu à l’Ennemi — au plus petit enfant égorgé tel un agneau innocent. Mais ces hosties ne sont pas immolées en vain. En elles, il n’y a pas de tache de haine. Ce sont les victimes, éternellement bienheureuses d’être victimes !         

Mes enfants les plus chers, mes vrais enfants, portent mon signe. Je vous ai tous marqués, vous qui m’aimez et que j’aime. Encore plus que la tiare qui le couronne, ce signe est un indicateur divin sur le front de mon Pierre actuel
[13], le Pontife de paix en qui ne vit aucun levain de haine. Plus que toute auréole, ce signe resplendit sur la tête des victimes qui tombent avec moi sous les armes de Satan et qui sont les précurseurs du deuxième avènement du Christ[14].

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103> Et que les mêmes anges des églises frappées, lesquels prient et adorent les Hosties renversées, recueillent les âmes innocentes qui seront consolées de leurs pleurs au Ciel.”     

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Fiche mise à jour le 15/06/2015

 



[1] Cette allusion est expliquée à la fin de la catéchèse : Jésus a laissé Maria Valtorta, ignorante de la Bible, y chercher l’épisode qu’évoquait l’Horeb.

[2] Le Mont Horeb, dans le Sinaï, est le lieu où Moïse reçut de Dieu sa mission de libérer son peuple et recueillit son Nom de YHWH (Exode, chapitre 3). C’est là qu’il reçut plus tard les dix commandements (Exode, chapitre 20), et où le prophète Élie rencontra Dieu (1 Rois 19, 8-18).

[3] Moïse qui se voile la face à l’approche du buisson ardent.

[4] Le père Migliorini, confesseur de Maria Valtorta.

[5] Maria Valtorta reçut sa première Bible à cette époque (elle avait 47 ans). Elle ne connaissait auparavant que les quatre Évangiles.

[6] Cf. Genèse 3, 8.

[7] Déjà aperçu dans la catéchèse du 11 juin : On n’a trouvé aucun passage où Maria Valtorta donne des précisions sur la ‘lacune’ des dix justes, laquelle revient plusieurs fois dans le volume et qui est de toute évidence une référence biblique, probablement à Genèse 18, 32 : Abraham obtient de Dieu qu’il ne détruise pas Sodome s’il s’y trouve dix justes, ce que Dieu lui accorde, mais il n’y en avait pas dix.

[8] Voir la catéchèse du 3 juin.

[9] Les sirènes qui annonçaient les attaques aériennes pendant la guerre.

[10] Comme dans la dictée du 4 juin.

[11] Fête du Corps divin autrement appelée Corpus Domini un peu plus loin dans le texte, est popularisée sous le nom de Fête-Dieu ou Fête du Saint-Sacrement. Elle est célébrée le jeudi qui suit la fête de la Trinité, soit soixante jours après Pâques. Actuellement, le nom officiel de la fête, dans l’Église catholique, est "Solennité du corps et du sang du Christ". Elle commémore la présence réelle de Jésus-Christ dans l'Eucharistie. En 1943 cette fête tombait le 24 juin, fête de la saint Jean-Baptiste.

[12] Le 24 juin les bombardiers Lancaster de la RAF bombardent la base navale italienne de La Spezia, à 60 km de Viareggio où demeure Maria Valtorta. À cette occasion, les bombardiers mettent en œuvre la technique du "shuttle" (navette), consistant à partir d'Angleterre, bombarder l'Allemagne, se ravitailler en Afrique du nord, bombarder l'Italie et revenir en Angleterre. Il s’agit probablement de l’évènement commenté par Jésus. Le même jour, la RAF bombarde lourdement Elberfeld, dans la Ruhr.

[13] Pie XII, qui fut pape de 1939 à 1958.

[14] Le "deuxième avènement" peut désigner l’ultime Pentecôte qui verra le triomphe du Christ dans les cœurs, soit le retour du Christ en gloire pour le jugement dernier. Ce sont deux phase successives des temps ultimes de la Terre (Cf. La Vierge des derniers temps, Mgr René Laurentin, F.M. Debroise, Salvator 2014).