"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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 6.430 - Il nido caduto e lo scriba crudele. La lettera e lo spirito della Legge.

 4.428 - The Fallen Nest and the Scribe Johanan ben Zaccai.

 4.430 - El nido caído y el escriba cruel. La letra y el espíritu de la Ley.

 7.478 - Jesus und das herabgefallene Nest.


Samedi 16 juin 29
(18 Siwan 3789)
Plaine d'Esdrelon.


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 L'esprit du Deutéronome : la compassion.


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- Jésus replace un nid d'oiseau ........................................ 285

- Giocana y voit un viol du sabbat ........................... 286

- Jésus se justifie à l'aide du Deutéronome .............. 287

- Tu n'auras pas pitié d'une mère et de son fils ..... 288

 

Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome 6


Tome 6, chapitre 121.

430.
Jésus et le nid tombé


Vision du vendredi 16 juin 1944, plus tard, à 10h30.

285> 1Je vois Jésus, habillé de blanc et avec son manteau bleu foncé rejeté sur les épaules, qui chemine par un petit chemin boisé, Il est boisé car d'un côté et de l'autre il y a des arbres et des arbustes, et des sentiers coupent les verts taillis mais ce ne doit pas être un endroit désert et éloigné des habitations car on y rencontre souvent d'autres personnes. On dirait que c'est un chemin qui unit deux villages voisins en traversant les propriétés agricoles des habitants. C'est une région de plaines, et au loin on voit des montagnes. Je ne sais pas quel est cet endroit.       

Jésus, qui parlait avec ses disciples, s'arrête et écoute en regardant tout autour de Lui, puis il prend un sentier dans le bois et va vers un groupe de petits arbres et d'arbustes. Il se penche et cherche. Il trouve. Dans l'herbe, il y a un nid.    

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286> Je ne sais pas s'il a été abattu par la tempête, comme le fait penser le sol humide et les branches qui dégouttent encore comme après un orage, ou bien enlevé par quelqu'un puis laissé. sur place pour éviter d'être surpris, la couvée en mains. Cela, je ne le sais pas. Je vois seulement un petit nid de brins de foin entrelacés, rempli de feuilles sèches, de duvet et de laine, dans lequel s'agitent en piaillant cinq petits oiseaux de quelques jours, rouges, sans plumes, laids avec leurs becs grands ouverts et leurs yeux exorbités. En haut, sur un arbre, les parents poussent des cris désespérés.           

Jésus ramasse soigneusement le nid. Il le tient dans le creux de la main et il cherche des yeux l'endroit où il était, ou une place où il pourrait être mis en sécurité. Il trouve un entrelacement de tiges de ronces si bien disposé qu'il semble former un panier et si bien enfoncé dans le buisson que le nid y sera en sécurité. Jésus confie le nid à Pierre et il est curieux de voir cet homme trapu avec le petit nid dans ses mains courtes et calleuses. Sans s'occuper des épines qui lui griffent les bras, il retrousse ses manches longues et larges et travaille à rendre plus creux et plus abrité l'entrelacement des ronces. C'est fait. Il reprend le nid et le place au milieu et il le fixe avec de longues herbes cylindriques qui me semblent des joncs très fins.            

Le nid est en sûreté. Jésus s'écarte et sourit. Puis il se fait donner un morceau de pain par un disciple qui a un sac en bandoulière et il en émiette un peu par terre, sur une grosse roche. Jésus, maintenant, est content. Il se tourne pour revenir sur la grand-route, alors que les oiseaux se précipitent avec des cris de joie sur le nid maintenant sauvé.  

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Un petit groupe d'hommes est arrêté au bord du chemin. Jésus les trouve devant Lui et les regarde. Le sourire disparaît sur son visage qui devient très sévère, je dirais sombre, alors qu'il était si plein de pitié quand il ramassait le nid et si heureux quand il le voyait en place.

Jésus s'arrête, et il continue de regarder ses témoins imprévus. Il semble regarder leurs cœurs avec leurs pensées secrètes. Il ne peut passer, parce que le petit groupe barre le sentier, mais il se tait.           

Pierre ne se tait pas. "Laissez passer le Maître" dit-il.            

"Tais-toi, nazaréen" répond un homme du groupe. "Comment ton Maître s'est-il permis d'entrer dans mon bois et y accomplir un travail manuel un jour de sabbat ?"

Jésus le regarde en face avec une expression étrange. C'est et ce n'est pas un sourire. En tous cas, ce n'est pas un sourire d'approbation. Pierre va répliquer, mais Jésus prend la parole : "Qui es-tu ?"            

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287> "Le maître de ce lieu : Giocana ben Zacchaï."   

"Illustre scribe. Et que me reproches-tu ?"     

"D'avoir violé le sabbat."      

"Giocana ben Zacchaï, tu connais le Deutéronome ?"            

"C'est à moi que tu le demandes ? À moi, vrai rabbi d'Israël ?"          

"Je sais ce que tu veux me dire : que Moi, n'étant pas scribe, mais un pauvre galiléen, je ne puis être "rabbi". Mais je te demande encore : "Connais-tu le Deutéronome?"       

"Mieux que Toi, certainement."          

"À la lettre... certainement, si c'est ce que tu veux dire. Mais son véritable sens, Le connais-tu ?"            

"Ce qui est dit, est dit. Il n'y a qu'un sens."   

"Il n'y a qu'un sens en fait. Et c'est un sens d'amour, ou de miséricorde si tu ne veux pas l'appeler amour, ou même, si cela te choque de l'appeler ainsi, appelle-le humanité.  

Et le Deutéronome dit : "Si tu vois s'égarer la brebis ou le bœuf de ton frère, même s'il n'est pas près de toi, tu ne passeras pas outre, mais tu le lui reconduiras ou tu le lui garderas jusqu'à ce qu'il vienne le reprendre
[1]". Il dit : "Si tu vois tomber l'âne ou le bœuf de ton frère, ne fais pas semblant de ne pas l'avoir vu, mais aide-le à le relever[2]". Il dit : "Si tu trouves parterre ou sur un arbre un nid, avec la mère en train de couver les petits ou les œufs, tu ne prendras pas la mère car elle est consacrée à la procréation, mais tu prendras seulement les petits[3]".       

 J'ai vu par terre un nid, et une mère qui pleurait sur lui. J'en ai eu pitié, parce que c'était une mère et je lui ai rendu ses petits. Je n'ai pas cru avoir violé le sabbat pour avoir consolé une mère. On ne doit pas laisser s'égarer .la brebis d'un frère, la Loi ne dit pas que ce soit une faute de relever un âne le jour du sabbat. Elle dit seulement qu'il faut user de miséricorde envers le frère et d'humanité envers l'âne, créature de Dieu. J'ai pensé que Dieu avait créé cette mère pour qu'elle procréât et qu'elle avait obéi au commandement de Dieu et que l'empêcher d'élever ses petits, c'était faire obstacle à son obéissance à un commandement divin, Mais toi, cela, tu ne le comprends pas. Toi et les tiens, vous regardez la lettre et non l'esprit. Toi et les tiens, vous ne pensez pas que vous violez deux et même trois fois le sabbat, en rabaissant la Parole divine à la petitesse de la mentalité humaine, en faisant obstacle à un ordre de Dieu, en manquant de miséricorde à l'égard du prochain. Pour blesser par un reproche, vous ne jugez pas qu'il est mal de parler sans qu'il en soit besoin. Cela, qui est pourtant un travail et qui n'est pas utile, pas nécessaire, pas bon, ne vous paraît pas une violation du sabbat.      

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288> 4Giocana ben Zacchaï, écoute-moi. Aujourd'hui tu n'as pas pitié d'une fauvette à tête noire, et au nom des pratiques pharisaïques tu la ferais mourir de douleur, et tu ferais périr ses petits laissés à la portée de l'aspic et de l'homme pervers. Demain, de la même manière, tu n'auras pas pitié d'une mère et tu la feras mourir de douleur en faisant tuer sa descendance en disant qu'il est bien qu'il en soit ainsi par respect pour ta loi, pour la tienne, pas pour celle de Dieu, pour celle que toi et tes pareils vous vous êtes faite pour opprimer les faibles et triompher, vous, les forts. Mais tu vois ? Les faibles trouvent toujours un sauveur. Alors que les orgueilleux, ceux qui sont forts selon la loi du monde, seront broyés par le poids même de leur lourde loi. Adieu, Giocana ben Zacchaï. Souviens-toi de cette heure et veille, toi, à ne pas violer un autre sabbat par complaisance envers un crime accompli."



Et Jésus lance un regard foudroyant sur le visage du vieil homme enflammé de colère, en le regardant de haut en bas, car le scribe est un petit homme replet et Jésus, devant lui, est élancé comme un palmier. Il lui passe à côté, en foulant l'herbe car le scribe ne s'écarte pas. 

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Fiche mise à jour le 24/05/2015

 



[1] Deutéronome 22,1-2.

[2] Deutéronome 22,4.

[3] Deutéronome 22,6-7.