"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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 6.394 - Parabola delle due volontà e commiato dai cittadini di Keriot.

 3.393 - Farewell to Kerioth.

 4.394 - Parábola de las dos voluntades y despedida de los habitantes de Keriot.

 7.441 - Der Abschied von Kerioth.


Dimanche 22 avril 29
19 Ziv
Kériot.


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 Parabole des deux testaments. Portrait spirituel de Judas.

 La bonne volonté.

 L'obéissance et la désobéissance.


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- Discours : (Les deux volontés : La bonne et la mauvaise 48

 - L'obéissance 50

- Soyez bons) 51

- Qu'a-t-il voulu dire ? 52

 

Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome 6


Tome 6, chapitre 84.

394.
Adieu à Kériot.


Vision du mercredi 27 février 1946

48> Jésus parle à l'intérieur de la synagogue de Kériot, invraisemblablement bondée. Il est en train de répondre à tels ou tels qui Lui demandent conseil sur des questions personnelles, en particulier. Puis, après les avoir satisfaits, il commence à parler à haute voix.

"Gens de Kériot, écoutez ma parabole d'adieu. Nous lui donnerons ce nom : "Les deux volontés".    

 Un père parfait avait deux fils, aimés tous les deux d'un même et sage amour, tous les deux engagés sur de bons chemins. Aucune différence dans la manière de les aimer et de les diriger. Et pourtant il y avait une différence sensible entre les deux fils.   

49> L'un, l'aîné, était humble, obéissant, il faisait sans discuter la volonté paternelle, toujours gai et content de son travail.           

L'autre, bien que moins âgé, était souvent mécontent, et il avait des discussions avec son père et avec son propre moi. Il ne cessait de réfléchir, de faire des réflexions très humaines sur les conseils et les ordres qu'il recevait. Au lieu de les exécuter comme ils lui étaient donnés, il se permettait de les modifier en tout ou en partie comme si celui qui commandait était un imbécile. L'aîné lui disait : "N'agis pas ainsi. Tu peines le père !" Mais lui répondait : "Tu es un sot. Grand et gros comme tu es, et en plus l'aîné, adulte désormais, oh ! moi, je ne voudrais pas en rester au rang où le père t'a mis. Mais je voudrais faire davantage : m'imposer aux serviteurs. Qu'ils comprennent que c'est moi le maître. Tu semblés un serviteur toi aussi, avec ta perpétuelle douceur. Tu ne vois pas comme, au fond, tu passes inaperçu, malgré ta qualité d'aîné ? Certains vont jusqu'à se moquer de toi..." Le cadet, tenté, plus que tenté : disciple de Satan dont il mettait attentivement en pratique toutes les insinuations, tentait l'aîné. Mais celui-ci, fidèle au Seigneur dans l'observation de la Loi, restait fidèle même à son père, qu'il honorait par sa conduite parfaite.     

Les années passèrent et le cadet, irrité de ne pouvoir régner comme il le rêvait, après avoir prié plusieurs fois son père : "Donne-moi l'ordre d'agir en ton nom, pour ton honneur, au lieu de le laisser à cet imbécile qui est plus doux qu'une brebis", après avoir essayé de pousser son frère à en faire plus que le père ne commandait pour s'imposer aux serviteurs, aux concitoyens, aux voisins, il se dit à lui-même : "Oh ! cela suffit ! C'est notre réputation qui est en jeu ! Puisque personne ne veut agir, moi, j'agirai". Et il se mit à n'en faire qu'à sa tête, s'abandonnant à l'orgueil et au mensonge et désobéissant sans scrupule.         

Le père lui disait : "Mon fils, reste soumis à ton aîné, lui sait ce qu'il fait". Il disait: "On m'a dit que tu as fait ceci, est-ce vrai ?" Et le cadet répondait en haussant les épaules, à l'une et l'autre parole de son père: "Il sait, il sait ! Il est trop timide, hésitant. Il manque les occasions de triompher". Il disait: "Moi, je n'ai pas agi ainsi". Le père disait: "Ne recherche pas l'aide d'un tel et un tel. Qui veux-tu qu'il t'aide mieux que nous, pour donner de l'éclat à notre nom? Ce sont de faux amis qui t'excitent pour rire ensuite à tes dépens". Et le cadet disait: "Tu es jaloux que se soit moi qui aie l'initiative? Du reste je sais que j'agis bien".

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50> Il se passa encore du temps. Le premier grandissait toujours plus en justice, l'autre nourrissait de mauvaises passions. A la fin, le père dit : "Il est temps d'en finir. Ou bien tu te soumets à ce que je dis ou bien tu perds mon amour". Le révolté alla le dire à ses faux amis. "Tu t'en fais pour cela ? Mais non ! Il y a manière de mettre le père dans l'impossibilité de préférer un fils à l'autre. Mets-le entre nos mains et nous en ferons notre affaire. Tu seras exempt de faute matérielle et la possession des biens refleurira car, après avoir fait disparaître le trop indulgent, tu pourras leur donner un grand éclat. Ne sais-tu pas qu'il vaut mieux un coup de force, même s'il fait souffrir, plutôt que l'inertie qui gâte la possession ?" répondirent-ils.          

Et le cadet, désormais saturé de perversité, adhéra à l'indigne complot.       

Maintenant, dites-moi : peut-on peut-être blâmer le père d'avoir donné à ses fils deux méthodes d'éducation ? Peut-on dire qu'il est complice ? Non. Et comment donc, alors qu'un fils est saint, l'autre est pervers ? La volonté de l'homme lui est-elle à l'avance donnée de deux façons ? Non. Elle est donnée d'une façon unique. Mais l'homme la change à sa guise : celui qui est bon rend sa volonté bonne, le mauvais la rend mauvaise.

Moi, je vous exhorte, ô vous de Kériot - et ce sera la dernière fois que je vous exhorte à suivre les voies de la sagesse - à suivre uniquement la bonne volonté. Presque à la fin de mon ministère, je vous dis les paroles chantées à ma naissance : "La paix est pour les hommes de bonne volonté".
 La paix ! C'est-à-dire la réussite, c'est-à-dire la victoire sur la Terre et au Ciel, parce que Dieu est avec celui qui a la bonne volonté de Lui obéir. Dieu ne regarde pas tant les œuvres retentissantes que l'homme accomplit par son initiative, que l'obéissance humble, prompte, fidèle aux œuvres que Lui propose.     

Je vous rappelle deux épisodes de l'histoire d'Israël. Deux preuves que Dieu n'est pas là où l'homme veut agir par lui-même en piétinant l'ordre qu'il a reçu.    

Voyons les Macchabées. On y dit : pendant que Judas Maccabée allait avec Jonathas combattre à Galaad, pendant que Simon allait libérer les autres de Galilée, il avait été ordonné à Joseph de Zacharie et à Azarias, chefs du peuple, de rester en Judée pour la défendre. Et Judas leur dit: "Ayez soin de ce peuple, et ne livrez pas bataille aux nations jusqu'à notre retour".            

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51>
Mais Joseph et Azarias, entendant parler des grandes victoires des Macchabées, voulurent les imiter en disant : "Nous aussi faisons-nous un nom et allons combattre les nations qui nous entourent". Ils furent vaincus et poursuivis et "grande fut la déroute du peuple parce qu'ils n'avaient pas obéi à Judas et à ses frères, croyant agir en héros". L'orgueil et la désobéissance[1].         

Et que lit-on dans les Rois? On lit que Saül fut réprouvé une première et une seconde fois, et la seconde fois il fut réprouvé pour avoir désobéi au point que David fut choisi pour le remplacer. Pour avoir désobéi! Rappelez-vous! Rappelez-vous! "Le Seigneur veut-il peut-être des holocaustes ou des victimes, ou pas plutôt que l'on obéisse à la voix du Seigneur? L'obéissance a plus de valeur que les sacrifices, la soumission plus que l'offrande de la graisse des moutons. Car la révolte est un délit de magie et le refus de soumission est comme un crime d'idolâtrie. Maintenant, puisque tu as rejeté la parole du Seigneur, le Seigneur t'a rejeté pour t'enlever la royauté".      

Rappelez-vous! Rappelez-vous! Quand Samuel, obéissant, remplit sa corne d'huile et alla chez Isaï
[2] de Bethléem, parce que le Seigneur avait choisi là un autre roi, Isaï entra au banquet avec ses fils après le sacrifice et alors ces fils furent présentés à Samuel. D'abord Eliab, l'aîné, grand et beau. Mais le Seigneur dit à Samuel: "Ne fais pas attention à son visage ni à sa taille car Je l'ai écarté. Moi, Je ne juge pas selon les vues humaines. Car l'homme admire les choses que voient ses yeux, mais le Seigneur voit les cœurs". Et Samuel ne voulut pas prendre pour roi Eliab. Il lui fut présenté Abinadab, mais Samuel dit: "Le Seigneur ne l'a pas non plus élu". Et Isaï lui présenta Samma, mais Samuel dit: "Lui non plus n'est pas l'élu du Seigneur". Et ainsi pour tous les sept fils d'Isaï présents au banquet. Mais Samuel dit: "Est-ce que ce sont là tous tes fils?" "Non" répondit Isaï. "Il en reste un, encore enfant, qui fait paître les brebis". "Fais-le venir, car nous ne nous mettrons à table que quand il sera arrivé". Et David arriva, blond et beau, un enfant. Et le Seigneur dit: "Oins-le. C'est lui le roi". 

 Car, sachez-le pour toujours, Dieu choisit qui Il veut et Il enlève à qui démérite ayant corrompu sa volonté par l'orgueil et la désobéissance. Je ne reviendrai plus parmi vous après cette fois. Le Maître est en train d'accomplir son ministère. Après, il sera plus que Maître. Préparez votre esprit pour cette heure. Rappelez-vous que, comme ma naissance a été salut pour ceux qui eurent bonne volonté, de la même façon mon accession sera salut pour ceux qui auront été de bonne volonté en me suivant comme Maître dans ma doctrine, et pour ceux qui par la suite me suivront en elle, même après mon accession.          

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52> Adieu, hommes, femmes, enfants de Kériot ! Adieu ! Regardons-nous bien dans les yeux ! Faisons en sorte que les cœurs, le mien et les vôtres, se fondent dans un embrassement d'amour et d'adieu, et que l'amour reste toujours vivant, même quand je ne serai plus, jamais plus parmi vous...

Ici, la première fois que je suis venu, un juste a expiré dans le baiser de son Sauveur, dans une vision de gloire... Ici, cette fois, la dernière que je viens, je vous bénis avec l'amour...

Adieu !... Que le Seigneur vous donne la foi, l'espérance et la charité dans une mesure parfaite. Qu'il vous donne l'amour, l'amour, l'amour. Pour Lui, pour Moi, pour les bons, pour les malheureux, pour les coupables, pour ceux qui portent le poids d'une faute qui n'est pas la leur...     

Rappelez-vous ! Soyez bons. Ne soyez pas injustes. Rappelez-vous que non seulement j'ai pardonné aux coupables, mais que j'ai enveloppé d'amour Israël tout entier. Tout Israël, qui est composé de bons et de ceux qui ne le sont pas, comme dans une famille il y a ceux qui sont bons et ceux qui ne le sont pas, et ce serait une injustice de dire qu'une famille est mauvaise parce que l'un de ses membres est mauvais.   

Je m'en vais... Si encore quelqu'un de vous a besoin de me parler, qu'il vienne dans la soirée à la maison de campagne de Marie de Simon."          

Jésus lève la main et bénit, puis il sort rapidement par une petite porte secondaire suivi des siens.    

Les gens murmurent : "Il ne revient plus !"     

"Qu'a-t-il voulu dire ?"           

"Il avait des larmes aux yeux en disant adieu..."        

"Vous avez entendu ? Il dit qu'il montera !"    

"Alors il a vraiment raison Judas ! Certainement que plus tard, comme roi, il ne sera plus parmi nous comme maintenant..."     

"Mais moi, j'ai parlé avec ses frères. Eux disent qu'il ne sera pas roi comme nous le pensons, mais Roi de rédemption comme disent les prophètes. Il sera le Messie, voilà !"

"Le Roi Messie, certainement !".



"Mais non ! Le Roi Rédempteur. L'homme des douleurs."      

"Oui."           

"Non"...        

Jésus, cependant, va rapidement vers la campagne. 

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[1] 1Maccabées 5, 55-62.

[2] Jessé. En hébreu yichaï ou Ichaï. 1Samuel 16,1-13.