"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

© Fondazione Maria Valtorta cev.

Se repérer

Consulter la Bible en ligne

Aller sur le forum

Qui sommes-nous ?

Vers l'index des thématiques

 Le Péché Originel.




Le péché originel dans le Catéchisme de l’Église catholique.

Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome 1

Ancienne édition : Tome 1, chapitre 26.
Nouvelle édition : Tome 1, chapitre 17.16.

17.16
La désobéissance d’Ève et l’obéissance de Marie
(suite et fin).

 17.1 : Demandez à votre âme les vérités célestes.  17.2 : L'homme était appelé à dominer sur tout.  17.3 : La naissance du mal en Lucifer.  17.4 : L'homme devait procréer sans union sexuelle.  17.5 : Satan éveille la chair en Ève qui ne se tourne pas vers le Père.  17.6 : Une condamnation plus grande pèse sur la femme.  17.7 : La Grâce contre les trois concupiscences.        
 17.8 : Exulte mon esprit.  17.9 : J’ignorais que j'étais sans tache.  17.10 : La joie d'être mère d'un homme et de Dieu.  17.11 : Joie d’avoir rendu Dieu heureux.  17.12 : La désobéissance d'Ève et ses conséquences.  17.13 : J'ai obéi dans la joie et dans la douleur.  17.14 : Mon “oui” a effacé le “non” d’Ève au commandement de Dieu.  17.15 : Être un tremplin pour que les autres réussissent à marcher vers la Croix.     
 17.16 : L'arbre métaphorique ou symbolique.  17.17 : Gravité de la première faute.  17.18 : L’amour des hommes devait être sans luxure.  17.19 : Ève a cru Satan et a désiré ce qui n’était pas bon sans remords.  17.20 : Recevez la Lumière.  17.21 : Les bêtes sauvages vous dépassent par l’honnêteté de leurs amours.     
 Annexe : Rien n’est impossible à Dieu.

Catéchèse du mercredi 8 mars 1944.

118>  17.16- Jésus dit :   

«Ces mots de ma Mère devraient dissiper toute hésitation même chez ceux qui s’embrouillent le plus dans les formules.         

[…]
[1].          

J’ai parlé d’un “arbre métaphorique”, mais je dirai plutôt maintenant : “l’arbre symbolique”. Peut-être comprendrez-vous mieux. Le symbole en est évident : à voir comment les deux enfants de Dieu allaient agir à son égard, on allait comprendre si leurs tendances étaient tournées vers le bien ou vers le mal. De même que l’eau régale éprouve l’or et que la balance de l’orfèvre en donne le poids en carats, cet arbre, devenu une “mission” de par le commandement de Dieu à son sujet, a donné la mesure de la pureté du métal d’Adam et d’Ève
[2].     

Haut de page.       

119>  17.17- J’entends déjà votre objection : “Est-ce que leur condamnation n’a pas été exagérée, et puéril, le moyen employé pour qu’elle ait lieu ?”.        

Non. Si vous commettiez
actuellement une telle désobéissance, vous qui êtes leurs héritiers, ce serait moins grave que ce ne le fut pour eux. Je vous ai rachetés, mais le venin de Satan reste toujours prêt à réapparaître, tout comme certaines maladies dont l’effet n’est jamais complètement neutralisé dans le sang. Eux deux, vos premiers parents, possédaient la grâce sans avoir jamais été déflorés par la disgrâce. Ils étaient par conséquent plus forts, plus soutenus par la grâce, cette source en eux d’innocence et d’amour. Puisque le don de Dieu était infini, leur chute malgré ce don était bien plus grave.  

 17.18- Tout aussi symbolique est le fruit offert et mangé. C’était le fruit d’une expérience qu’ils ont voulu faire à l’instigation de Satan, contrairement au commandement de Dieu. Je n’avais pas interdit l’amour aux hommes. Je voulais simplement qu’il soit sans malice ; de même que moi, je les aimais d’un pur amour, ils devaient s’aimer pareillement d’une sainte affection qu’aucune luxure ne viendrait souiller.  

 17.19- Il ne faut pas oublier que la grâce est lumière et que celui qui la possède sait discerner ce qu’il est utile et bon de connaître. La Femme pleine de grâce a tout connu parce que la Sagesse – qui est grâce – l’instruisait, et elle sut se conduire saintement. Ève connaissait donc ce qu’il lui était bon de connaître. Rien de plus, parce qu’il est inutile de connaître ce qui n’est pas bon. Elle n’a pas cru dans les paroles de Dieu et ne fut pas fidèle à sa promesse d’obéissance. Elle a cru Satan, elle a rompu sa promesse, elle a voulu savoir ce qui n’était pas bon et l’a aimé sans remords ; elle a corrompu et avili l’amour si saint que je lui avais offert.        

Ange déchu, elle s’est roulée dans la fange et l’ordure, alors qu’elle pouvait courir, tout heureuse, au milieu des fleurs du paradis terrestre et voir sa descendance fleurir autour d’elle, comme un arbre se couvre de fleurs sans traîner son feuillage dans le bourbier.          

Haut de page.       

120>  17.20- Ne soyez pas comme ces enfants insensés dont je parle[3] dans l’Evangile : ils ont entendu chanter et se sont bouché les oreilles, ils ont entendu de la musique et n’ont pas dansé, ils ont entendu pleurer et ont voulu rire. Ne soyez pas mesquins ni négateurs. Acceptez la lumière, acceptez-la sans malice ni réticence, sans ironie ni incrédulité. Mais cela suffit sur ce sujet.           

 17.21- Pour vous faire comprendre à quel point vous devez être reconnaissants à celui qui est mort pour vous afin de vous élever au Ciel et de vaincre la concupiscence satanique, j’ai voulu vous parler, en ce temps de préparation à Pâques, de ce qui a été le premier anneau de la chaîne par laquelle le Verbe du Père fut traîné à la mort, l’Agneau divin à l’abattoir.

J’ai voulu vous en parler parce que, actuellement, les neuf dixièmes d’entre vous êtes semblables à Ève, intoxiqués par le souffle et la parole de Lucifer : vous vivez, non pas pour vous aimer, mais pour vous rassasier de luxure, non pas pour le Ciel, mais pour la débauche. Vous n’êtes plus des créatures douées d’une âme et de raison, mais des chiens sans âme et sans raison. Vous avez tué votre âme et dépravé votre raison. En vérité, je vous dis que les bêtes sauvages vous dépassent par l’honnêteté de leurs amours.»  

Haut de page.       

Fiche mise à jour le 17/01/2018.

 



[1] Le texte, présent seulement dans l’édition de 1985, se trouve en annexe.

[2] Dans un manuscrit inédit, Mgr Laurentin commente : Dès le paradis terrestre Dieu soumet l’Homme à la liberté de le choisir :        
Le mal s’introduisit par le bien : Ève fut séduite par un fruit qui était beau, de toute la beauté que lui avait donné son Créateur.        
Ce fruit, qui était beau et bon comme toute la Création de Dieu, était interdit par Dieu, c’était un test que Dieu avait mis face à la liberté humaine. Cette liberté était la faille par laquelle le péché pouvait s’introduire dans la bonté parfaite de l’Homme sorti des «mains» de son Créateur.        
Oui, le fruit était beau, bon et désirable pour l’appétit humain, comme tous les arbres du Jardin, mais celui-là était interdit. C’était un test négatif mettant l’Homme au risque de manquer à la confiance et à l’amour de Dieu.        
En étant attirée par sa beauté incontestable, la liberté humaine franchissait l’interdit de Dieu et s’altérait elle-même pour sa douloureuse destruction : ce symbole concentre la nature même du péché.

[3] En Matthieu 11,16-17 ; Luc 7,31-32 (cf. EMV 266.12). Même citation en EMV 45.9.