"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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 10.626 - Venuta dei pagani e accenni ad altre apparizioni.

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dimanche 7 avril 30 (16 Nisan)
Au Cénacle, en soirée


RÉSUMÉ

- Branle-bas de fête 60

- Arrivée des romaines et de Longin 60

- Plautina rend hommage à Marie 60

- Marie va vers les deux soldats romains 61

- Elle leur présente les apôtres et les bergers 61

- Romains et romaines visités par le Ressuscité 61

- Ainsi que plusieurs femmes disciples ici présentes 62

Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 10

 

10.12.
Jésus apparaît aux autres amis


60> La maison du Cénacle est pleine de gens. Le vestibule, la cour, les pièces, sauf le Cénacle et la pièce où se trouve la Vierge Marie, présentent un air de fête et d’animation d’un lieu où plusieurs se retrouvent pour une fête après un certain temps. Il y a les apôtres, sauf Thomas. Il y a les bergers. Il y a les femmes fidèles et, avec Jeanne, se trouvent Nique, Élise, Syra, Marcelle, Anne. Tous parlent, à voix basse, mais avec une animation visible et joyeuse. La maison est bien fermée comme si on avait peur, mais la peur du dehors ne peut porter atteinte à la joie de l’intérieur.

Marthe va et vient avec Marcelle et Suzanne pour préparer le repas des “serviteurs du Seigneur” comme elle appelle les apôtres. Les autres, hommes et femmes, s’interrogent, se confient leurs impressions, joies, peurs... comme autant d’enfants qui attendent quelque chose qui les électrise et les effraie aussi un peu.

Les apôtres voudraient paraître avoir le plus d’assurance, mais ils sont les premiers à se troubler si un bruit semble un coup à la porte ou imite l’ouverture d’une fenêtre. Même la venue rapide de Suzanne, qui arrive avec deux lampes à plusieurs flammes au secours de Marthe qui cherche du linge, fait sursauter Matthieu qui crie : “Le Seigneur !” chose qui fait tomber à genoux Pierre qui se sent visiblement plus agité que les autres.

Un coup résolu à la porte coupe court toutes les conversations et laisse tout le monde en suspens. Je crois que les cœurs battent tous à grande allure.

Ils regardent par un soupirail et ouvrent avec un “Oh !” de stupeur, en voyant le groupe inattendu des dames romaines accompagnées par Longin et un autre qui porte, comme Longin, un habit foncé. Les dames aussi sont toutes enveloppées dans des manteaux foncés qui leur couvrent aussi la tête. Elles ont enlevé tous leurs bijoux pour moins attirer l’attention.

"Pouvons-nous entrer un moment pour dire notre joie à la Mère du Sauveur ? " dit Plautina la plus respectée de toutes.

"Venez donc. Elle est là. "

Elles entrent en groupe avec Jeanne et Marie de Magdala qui, j’en ai l’impression, les connaît fort bien.

Longin avec l’autre romain restent, isolés, dans un coin du vestibule, car on les regarde un peu de travers.

61> Les femmes saluent par leur : “Ave, Domina !” et puis s’agenouillent en disant : "Si avant nous admirions la Sagesse, maintenant nous voulons être les filles du Christ. Et C’est à toi que nous le disons. Toi seule peux vaincre la défiance hébraïque envers nous. C’est à toi que nous viendrons pour être instruites jusqu’à ce qu’eux (et elles montrent les apôtres arrêtés en groupe à l’entrée) nous permettront de nous dire de Jésus." C’est Plautina qui a parlé au nom de toutes.

Marie sourit toute heureuse et elle dit : "Je demande au Seigneur de purifier mes lèvres comme celles du Prophète pour que je puisse parler dignement de mon Seigneur. Soyez bénies, prémices de Rome ! "

 "Longin aussi voudrait.., et le lancier qui s’est senti un feu dans le cœur quand... quand s’ouvrirent Terre et Ciel au cri de Dieu. Mais si nous savons peu de choses, eux ne savent rien, sauf que Lui était le Saint de Dieu et qu’ils ne veulent plus appartenir à l’Erreur. "

"Tu leur diras d’aller aux apôtres. "

"Ils sont là, mais les apôtres se défient d’eux. "

Marie se lève et va vers les soldats.

Les apôtres la regardent aller, en cherchant à comprendre sa pensée.

"Que Dieu vous conduise à sa Lumière, fils ! Venez ! Pour connaître les serviteurs du Seigneur. Celui-ci c’est Jean, et vous le connaissez. Et celui-là c’est Simon Pierre, choisi par mon Fils et mon Seigneur comme chef de ses frères. Celui-ci c’est Jacques et l’autre Jude, cousins du Seigneur. Celui-ci Simon et l’autre André, frère de Pierre. Puis voilà Jacques frère de Jean et eux Philippe, Barthélemy et Matthieu. Il manque Thomas encore au loin, mais je le nomme comme s’il était présent. Tous sont choisis pour une mission spéciale. Mais ces autres, qui se tiennent humblement dans l’ombre, sont les premiers dans l’héroïsme de l’amour. Depuis plus de six lustres ils prêchent le Christ. Ni les persécutions qu’ils ont subies, ni la condamnation de l’innocent, n’ont porté atteint à leur foi. Pêcheurs et bergers, et vous patriciens. Mais dans le nom de Jésus il n’y a plus de différences. L’amour dans le Christ nous rend tous égaux et frères, et mon amour vous appelle fils bien que vous soyez d’une autre nation. Et même je vous dis que je vous retrouve après vous avoir perdus car, au moment de la douleur, vous étiez auprès du Mourant. Et je n’oublie pas ta pitié, Longin. Ni tes paroles, soldat [1]. Je paraissais meurtrie, mais je voyais tout. Moi je n’ai pas la possibilité de vous récompenser. Et vraiment pour des choses saintes, il n’y a pas de paiement mais seulement l’amour et la prière. Et c’est elle que je vous donnerai en priant notre Seigneur Jésus de vous donner, Lui, la récompense. "

62> "Nous l’avons eue, Domina. C’est pour cela que nous avons osé venir tous ensemble. Une commune impulsion nous a rassemblés. Déjà la foi a jeté son lien d’un cœur à l’autre " dit Longin.

Tous s’approchent avec curiosité et il se trouve quelqu’un qui, vainquant sa retenue et peut-être la répulsion du contact avec les païens, dit : " Qu’avez-vous eu ? "

 "Moi, une voix : la Sienne, qui me disait : “Viens à Moi” dit Longin.

"Et moi, j’ai entendu : “Si tu me crois Saint, crois en Moi " dit l’autre soldat.

"Et nous, dit Plautina, pendant que ce matin nous étions en train de parler de Lui, nous avons vu une lumière, une lumière ! Elle s’est transformée en visage. Oh ! toi, dis sa splendeur. C’était le sien. Et il nous a souri si doucement que nous n’avions plus qu’un désir : venir vous dire de ne pas nous repousser. "

Il y a un bourdonnement de voix et des commentaires. Tous parlent pour répéter comment ils l’ont vu.

Les dix apôtres se taisent, mortifiés. Pour se remonter et ne pas paraître les seuls restés sans son salut, ils demandent aux femmes hébraïques si elles ont été sans cadeau pascal.

 Élise dit : " Il m’a enlevé l’épée douloureuse de la mort de mon fils. "

Et Anne : "J’ai entendu sa promesse sur le salut éternel des miens".

Et Syra : "Moi, une caresse".

Et Marcelle : " Moi, un éclair et sa Voix qui disait : “Persévère”.

" Et toi, Nique ? " demandent-ils parce que celle-ci se tait.

" Elle l’a déjà eu " répondent d’autres.

" Non. J’ai vu son Visage, et il m’a dit : “Pour que celui-ci s’imprime sur ton cœur”. Comme il était beau ! "

Marthe va et vient silencieuse et rapide, et elle se tait.

" Et toi, sœur ? Rien à toi ? Tu te tais et tu souris. Tu souris trop doucement pour ne pas avoir ta joie " dit la Magdeleine.

" C’est vrai. Tu tiens tes paupières baissées et ta langue est muette, mais c’est comme si tu chantais une chanson d’amour tant ton œil brille derrière le voile des cils. "

" Oh ! parle, donc ! Mère, elle te l’a dit ? "

La Mère sourit et se tait.

63> Marthe, qui est occupée à mettre la vaisselle sur la table, veut tenir descendu le voile sur son heureux secret. Mais sa sœur ne la laisse pas tranquille. Alors Marthe, bienheureuse, dit en rougissant : “Il m’a donné rendez-vous pour l’heure de la mort et de l’accomplissement des noces...” et sur son visage s’allume une rougeur plus vive et un sourire d’âme.

 



[1] Cf. 9.29 – page 295. "Mais l'un des plus proches et qui entend les paroles de Marie, bougonne quelque chose entre ses lèvres et hoche la tête".