"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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 6.396 - A Jutta, con i bambini. La mano risanatrice di Gesù. Commiato dai fedeli di Jutta.

 3.395 - Farewell to Juttah.

 4.396 - En Yuttá, con los niños. La mano de Jesús obradora de curaciones.

 7.443 -  Abschied von Jutta.


Lundi 23 avril 29
(23 Nissan 3789)
Jutta.


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 Le Décalogue.

 La Demeure de Dieu en nous.

 Prophétie sur les persécutions de l'Église naissante.

 Le signe de la croix.


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- Discours (L'inhabitation de Dieu dans les cœurs.... 59

- Dans les cœurs purs .. 61

- Préparez-vous au combat spirituel ........................... 62

- La gloire du ciel vous inondera) ........................ 63

- Une pluie de baisers . 64

- Rappelez-vous qu'un agneau est toujours innocent .... 64

- Pleurs de Jésus.......... 65

 

Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome 6


Tome 6, chapitre 86.

396.
Adieu à Jutta.


Vision du lundi 7 février 1944, 18 heures

59> En une tranquille matinée, Jésus parle au peuple de Jutta. Oh! on peut vraiment dire que Jutta toute entière est à ses pieds. Même les bergers, habituellement dispersés sur les mamelons des montagnes, sont là, en arrière de la foule avec leurs brebis. Même ceux qui d'habitude vont ailleurs, aux champs, aux bois, aux marchés, sont là.           

60> Et ils y sont les vieillards croulants et, tout autour de Jésus, les enfants rieurs, et les fillettes et les jeunes mariées et celles qui mettront bientôt au monde un enfant et celles qui le portent sur leur sein. Jutta toute entière.    

L'éperon de la montagne qui s'étend vers le sud est l'amphithéâtre qui accueille ce paisible rassemblement. Assis sur l'herbe ou à
cheval sur le muret de pierres sèches, avec autour un vaste horizon, au-dessus le ciel sans limites, en bas le torrent qui rit et scintille au soleil du matin, dans la beauté des monts herbeux, boisés, eux, les gens de Jutta. écoutent le Maître qui parle, debout, adossé à un noyer très élevé, la blancheur de son vêtement de lin se détachant sur le fond sombre du tronc, le visage souriant, les yeux brillants de la joie d'être aimé, les cheveux illuminés par la caresse des rayons venant de l'orient. Dans un silence respectueux, attentif, rompu seulement par les chants des oiseaux et le bruit du torrent qui coule en bas, ses paroles descendent lentement dans les cœurs et sa voix parfaite emplit l'air tranquille de son harmonie.          

Pendant que j'écris, il est en train de répéter encore une fois la
nécessité d'obéir au
 Décalogue, perfectionné, dans son application aux cœurs, par sa doctrine d'amour "pour édifier dans les esprits la demeure où le Seigneur habitera jusqu'au jour où ceux qui ont vécu dans la fidélité à la Loi iront habiter en Lui dans le Royaume des Cieux." Ce sont ses paroles. Et il continue : "Parce qu'il en est ainsi. L'inhabitation[1] de Dieu dans les hommes et des hommes en Dieu se fait par l'obéissance à sa Loi, qui commence par un commandement d'amour et qui est toute amour du premier au dernier précepte du Décalogue. C'est la vraie maison que Dieu veut, où Dieu habite, et la récompense du Ciel. possédée par l'obéissance à la Loi, est la vraie Maison où vous habiterez avec Dieu, éternellement.           

Car - rappelez-vous Isaïe dans son chapitre 66
[2]  - Dieu n’a pas de demeure sur la Terre, qui n'est qu'un escabeau, un escabeau seulement pour son immensité, et Il a pour trône le ciel. qui est toujours petit, un rien, pour contenir l'Infini, mais Il l'a dans le cœur des hommes. Seule la très parfaite bonté du Père de tout amour peut accorder à ses fils de l'accueillir, et c'est un mystère infini, qui se perfectionne de plus en plus, que le Dieu Un et Trine, le très pur Esprit Triniforme, puisse être dans le cœur des hommes. Oh ! quand, quand, ô Père Saint, me permettras-Tu de faire de ceux qui t'aiment non plus seulement un temple pour notre Esprit, mais grâce à ta perfection d'amour et de pardon, un tabernacle, en faisant de tout cœur fidèle l'arche où se trouve le vrai Pain du Ciel, comme il le fut dans le sein de celle qui est Bénie entre toutes les femmes ?            

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61> Oh ! très aimés disciples de Jutta qui m'a été préparée par un juste[3], ayez à l'esprit le Prophète et ce qu'il dit, et c'est le Seigneur qui parle, en s'adressant à ceux qui construisent des vides temples de pierre, où il n'y a pas de justice ni d'amour, et qui ne savent pas construire en eux-mêmes le trône de leur Seigneur par l'obéissance à ses commandements. Le Prophète dit : "Qu'est-ce que cette maison que vous m'édifiez et qu'est-ce que ce lieu de mon repos ?" Et il veut dire : "Croyez-vous me posséder parce que vous m'élevez de pauvres murs ? Croyez-vous me rendre heureux par vos pratiques mensongères auxquelles ne correspond pas la sainteté de la vie ?" Non. On ne possède pas Dieu par des choses extérieures qui cachent des plaies et le vide, comme un manteau d'or jeté sur un lépreux ou sur une statue d'argile dont l'intérieur est creux, sans la vie de l'âme.           

Et le Seigneur le dit, en reconnaissant. Lui, le Maître du monde,
sa pauvreté de Roi qui a trop peu de sujets, de Père qui a trop de fils qui ont fui de sa demeure : "Vers qui tournerai-je mon regard sinon vers le pauvre, vers celui qui a un cœur contrit qui tremble à mes paroles ?" Pourquoi tremble-t-il ? Par la seule peur de Dieu ? Non. Par un profond respect, par un amour véritable. Par humilité de sujet, de fils qui dit, qui reconnaît que le Seigneur est le Tout et que lui n'est rien et qui tremble d'émotion en se sentant aimé, pardonné, aidé par le Tout.   

 Oh ! Ne cherchez pas Dieu parmi les orgueilleux ! Il n'est pas là. Ne le cherchez pas parmi les cœurs durs. Il n'est pas là. Ne le cherchez pas parmi ceux qui sont endurcis. Il n'est pas là. Il est chez les simples, chez les purs, chez les miséricordieux, chez ceux qui sont pauvres en esprit, chez les doux, chez ceux qui pleurent sans faire d'imprécations, chez ceux qui recherchent la justice, chez les persécutés, chez les pacifiques. C'est là qu'est Dieu. Il est en ceux qui se repentent et qui veulent le pardon et qui cherchent l'expiation. Et eux ne font pas le sacrifice d'un bœuf ou d'une brebis, l'offrande de ceci ou de cela, pour être applaudis, par la superstitieuse terreur d'un châtiment, par l'orgueil de paraître parfaits. Mais ils font le sacrifice de leur cœur contrit et humilié, s'ils sont pécheurs; de leur cœur obéissant jusqu'à l'héroïsme, s'ils sont justes. Voilà ce qui plaît au Seigneur. Voilà pour quelles offrandes Il se donne avec ses ineffables trésors d'amour et de délices surnaturels.          

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62> Aux autres, II ne se donne pas. Eux ont déjà leurs pauvres délices dans les abominations, et il est inutile que Dieu les appelle sur ses chemins, puisqu'ils ont déjà choisi le leur. A eux, II n'enverra que l'abandon, l'épouvante et la punition, parce qu'ils n'ont pas répondu au Seigneur, ils n'ont pas obéi, ils ont fait le mal sous les yeux de Dieu, avec le mépris et la perversité qu'ils ont choisie.   

Mais vous, vous mes aimés de Jutta, vous qui tremblez d'amour
dans la connaissance de Dieu, vous qui, à cause de Moi, êtes méprisés comme des sots par les puissants, et qui continuez de m'aimer malgré les mépris, vous qui êtes repoussés, et le serez de plus en plus à cause de mon Nom et de Moi, répudiés comme des bâtards d'Israël, comme des bâtards de Dieu, alors que justement en vous et en ceux qui sont comme vous est greffée la bouture de la Vie éternelle, de Celui qui a sa racine dans le Père, et qui pour cela êtes une partie de Dieu, qui êtes de Dieu, vous qui vivez de sa sève, vous à qui on voudrait persuader que vous êtes dans l'erreur, vous dont les yeux sont simples mais éclairés par la Grâce. Ils voudraient se justifier à vos yeux pour ne pas paraître sacrilèges et malfaiteurs, à vous auxquels il est dit : "Que le Seigneur montre sa gloire et nous le reconnaîtrons par votre joie elle-même". Vous aurez la joie. Eux seront confondus.   

 Oh ! J'entends déjà, après la confusion qui les écrasera, mais ne les rendra pas meilleurs, j'entends déjà les vipères qui ne cessent d'être nuisibles que quand on a écrasé leurs têtes exécrables, et qui mordent et tuent même si elles sont coupées en deux, même s'il n'émerge que leurs têtes d'une manifestation écrasante de Dieu, déjà je les entends crier : "Comment le Seigneur peut-Il avoir enfanté tout d'un coup son nouveau peuple, si nous, portés depuis si longtemps dans son sein, nous ne sommes pas encore nés à la Lumière ? Est-ce que quelqu'une peut enfanter sans que le cri des douleurs emplisse la maison ? Le Seigneur a-t-Il pu enfanter avant le temps ? La Terre peut-elle jamais enfanter en un seul jour et est-ce qu'un peuple entier peut être enfanté en même temps ?"      

Moi, je réponds et rappelez-vous-la cette réponse pour la donner
à ceux qui vous persécuteront en vous méprisant : "Ils n'auraient jamais pu naître à la Lumière ceux qui sont un fruit mort dans le sein de Dieu, fruit qui s'est desséché parce qu'il s'est détaché de la matrice et est resté inerte, comme un mal caché dans le sein au lieu d'être un embryon qui se développe.          

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63>
 Et pour rejeter de son sein la semence morte et avoir des fils, pour que son Nom ne meure pas sur la Terre, Dieu s'est rendu fécond de nouveaux fils, marqués de son Tau et, dans le secret, dans le silence, pour que Satan et les satans qui servent Lucifer ne puissent nuire, en devançant le temps par l'ardeur de son amour, Il a enfanté son Fils et Il enfante en même temps son nouveau peuple, car le Seigneur peut tout. Oh ! Lui le dit par la bouche du prophète Isaïe : "Est-ce que peut-être Je ne pourrai pas enfanter, Moi qui fais enfanter les autres ? Moi qui donne aux autres la fécondité, Je serai stérile ?[4]"         

Réjouissez-vous avec la Jérusalem des Cieux, exultez avec elle,
vous tous qui aimez le Seigneur ! Réjouissez-vous avec elle d'une vraie joie, vous qui attendez, vous qui espérez, vous qui souffrez !   

Oh ! revenez, revenez à Moi, paroles ! Paroles venues du Verbe
de Dieu. Paroles dites par le porte-parole de Dieu : Isaïe, son prophète. Venez, revenez à la Source, ô paroles éternelles, pour être répandues sur ce parterre de Dieu, sur ce troupeau, sur cette race !

Oh ! Venez ! C'est une des heures et des assemblées pour lesquelles vous avez été données, ô paroles prophétiques, ô résonances
d'amour, ô voix de vérité !  

Voici qu'elles viennent ! Voici qu'elles reviennent à Celui qui les
a inspirées ! Voici que Moi, au nom du Père, de mon Être, et de l'Esprit, je les dis à ceux qui sont aimés de Dieu, choisis parmi le troupeau de Dieu, qui ne devait compter que des agneaux, et s'est corrompu avec des béliers et des animaux encore plus immondes. Vous boirez et serez rassasiés aux mamelles de la Consolation Divine et tirerez d'abondantes délices de la gloire multiforme de Dieu.    

Voilà ! Le Seigneur vous dit : Je verserai sur vous comme un
fleuve de paix et comme un torrent qui inonde, il y aura sur vous beaucoup plus que la gloire des nations. La gloire du Ciel vous inondera. Vous la sucerez portés sur son sein, et sur ses genoux vous recevrez ses caresses. Oui, comme une mère caresse son enfant, comme Moi je caresse ce petit auquel j'ai donné mon nom (et Jésus prend le petit Jésaï des bras de sa mère qui est presque à ses pieds, au milieu de ses trois enfants) ainsi je vous consolerai vous qui m'aimez et continuerez de m'aimer et bientôt vous serez consolés pour toujours dans mon Royaume. Vous le verrez et votre cœur sera dans la joie, et vos os reverdiront comme l'herbe, étant libérés de toute peur à cause de votre fidélité, quand le Seigneur viendra dans le feu, sur un bige semblable à un tourbillon, pour conduire dans le feu de l'amour et de la justice, et pour punir ou exalter, en séparant les agneaux des loups, c'est-à-dire de ceux qui croyaient se sanctifier et se rendre purs et qui, au contraire, se rendaient idolâtres.

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64> Le Seigneur, qui part maintenant, viendra, et bienheureux ceux qu'il trouvera persévérants jusqu'à la fin.   

Voici mon adieu et avec lui ma bénédiction. Agenouillez-vous
pour que je vous fortifie par elle. Que le Seigneur vous bénisse et vous garde. Que le Seigneur vous montre sa face et ait pitié de vous. Que le Seigneur vous donne sa paix.         

Allez ! Laissez-moi congédier les bons d'entre les bons de Jutta."     

Les gens s'en vont à regret. Mais voilà qu'un enfant dit à Jésus :
"Seigneur, laisse-moi te baiser la main", et comme Jésus y consent, tous veulent donner un baiser à la chair sainte de l'Agneau de Dieu. Même ceux qui s'étaient éloignés vers le village reviennent et c'est une pluie de baisers : baisers d'enfants sur le visage, baisers des vieillards sur les mains, et baisers des femmes sur les pieds nus dans l'herbe, avec des larmes et des paroles d'adieu et de bénédiction.    

Jésus les accueille patiemment et il a pour tous un salut particulier.   

Finalement il a satisfait tout le monde... Il reste la famille hospitalière... Et elle se serre contre Jésus. Et Sara dit : "Tu ne viendras
vraiment plus ?"   

"Non, femme, jamais plus. Mais nous ne serons pas séparés. Mon
amour sera toujours avec toi, avec vous, et le vôtre avec Moi. Vous ne m'oublierez pas, je le sais. Mais je vous dis : même aux heures les plus terribles qui viendront, n'accueillez pas le Mensonge, pas même comme hôte de passage ou comme envahisseur imprévu... Donne-moi le petit, Sara."          

La femme donne Jésaï, et Jésus s'assoit sur l'herbe avec Jésaï sur
son sein et il parle penché sur les cheveux du bébé : "Rappelez-vous toujours que je suis l'Agneau qu'Isaac vous a fait aimer avant même que vous me connaissiez, et qu'un agneau est toujours innocent, comme ce petit, même si on le couvre d'une peau de loup pour le faire passer pour un malfaiteur. Rappelez-vous que je suis encore plus innocent que ce tout petit... qui, lui bienheureux ! à cause de son innocence et de sa jeunesse ne pourra comprendre les calomnies des hommes sur son Seigneur et ainsi n'en sera pas troublé... et il continuera de m'aimer ainsi... comme maintenant... Ayez son cœur, ayez-le pour l'Agneau, pour l'Ami, pour l'Innocent, pour le Sauveur, qui vous aime et vous bénit d'une manière toute spéciale. Adieu, Marie ! Viens me donner un baiser... Adieu, Emmanuel ! Viens toi aussi... Adieu, Jésaï, agnelet de l'Agneau... Soyez bons... Aimez-moi..."     

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65> "Tu pleures, Seigneur !?" demande la fillette étonnée, en voyant briller une larme dans les cheveux de Jésaï.           

"Il pleure ?" demande le mari de Sara.           

"Tu pleures, ô Maître ! Pourquoi ?" demande la femme.



"Ne vous affligez pas de mes larmes. Elles sont amour et bénédiction... Adieu, Sara. Adieu, homme. Venez comme les autres, baiser votre Ami qui part..." et, après avoir reçu sur les mains les baisers des deux époux, il remet l'enfant dans les bras de la mère. Il bénit encore et puis rapidement commence la descente par le sentier par où il était venu.  

Les voix d'adieu de ceux qui sont restés le suivent : profonde celle de l'homme, émue celle de la femme, perçantes celles des enfants, jusqu'au bas de la colline. Puis ce n'est plus que le torrent, qu'ils remontent vers le nord, qui salue encore le Maître qui quitte pour toujours la terre de Jutta.      

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[1] Ce mot ne désigne pas l’absence d’habitation, mais au contraire l’intériorisation de la demeure de Dieu.

[2] Le ciel est mon trône, et la terre l’escabeau de mes pieds. Quelle maison pourriez-vous me bâtir, et quel pourrait être le lieu de mon repos. Isaïe 66,1.

[3] Isaac le berger de la Nativité.

[4] Isaïe 66,9.