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"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta
© Centro Editoriale Valtortiano

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  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\italiano.gif  5.347 - A Betsaida. Profezia sul martirio degli apostoli guarigione di un cieco.

  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\English.gif  3.346 - Prophecy on Peter and Marjiam. The Blind Man at Bethsaida.

  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\CarrePP.jpg Concordance avec l’Évangile:
Marc 8,22-26


vendredi 9 février 29 (6 Adar)
Bethsaïda


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  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Prophétie sur Pierre et Margziam

  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Guérison de l’aveugle de Bethsaïda


         I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Resume.gif

- Margziam descend d'une montagne 232

- Rencontre avec Pierre, Jésus et les autres 233

- Jésus prédit le martyre de Margziam et de Pierre 234

- Guérison d'un aveugle 234

Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome 5

 

5.35.
Prophétie sur Pierre et Margziam.
L’aveugle de Bethsaïda


232> Ils ne marchent plus, mais ils courent dans la nouvelle aurore encore plus brillante et plus pure que les précédentes. Partout la rosée scintille et des pétales multicolores pleuvent sur les têtes et sur les prés pour y mettre d'autres couleurs de fleurs effeuillées près de celles innombrables des fleurettes qui se dressent sur les tiges des rives et des champs et pour allumer de nouveaux diamants sur les brins d'herbe nouvelle. Ils courent parmi les chants des oiseaux amoureux, et du murmure de la brise légère et des eaux riantes qui soupirent ou qui arpègent, en glissant parmi les branches, en caressant les foins et les blés qui montent jour après jour, ou bien en coulant entre les rives, en courbant doucement les tiges qui effleurent les eaux limpides. Ils courent comme s'ils allaient à la rencontre de l'amour. Même les plus âgés comme Philippe, Barthélemy, Mathieu, le Zélote partagent la hâte joyeuse des jeunes. Et il en est ainsi parmi les disciples, où les plus âgés rivalisent avec les plus jeunes pour la rapidité de la marche.

Et la rosée n'a pas encore séché sur les prés quand ils arrivent aux environs de Bethsaïda resserrée dans un petit espace entre le lac, le fleuve et la montagne. Et d'un bois de la montagne descend, par un sentier, un tout jeune homme courbé sous un fagot de ramilles. Il descend agile, presque en courant et, à cause de sa position, il ne voit pas les apôtres... Il chante, heureux, en courant sous son fagot et, arrivé sur la grand-route, aux premières maisons de Bethsaïda, il jette sa charge par terre et se redresse pour se reposer en rejetant en arrière ses cheveux noirs foncés. Il est grand et élancé, avec un corps robuste et des membres agiles et frêles. Une belle figure de jeune.

"C'est Margziam" dit André.

"Es-tu fou ? Celui-là c'est un homme" lui répond Pierre. André met ses mains en porte-voix et l'appelle à grands cris. Le jeune homme, qui se penchait pour reprendre son fardeau, après avoir serré sa ceinture à la courte tunique qui lui arrive à peine aux genoux et qui est ouverte sur la poitrine probablement parce qu'elle est trop étroite, se tourne en direction de l'appel et il voit Jésus, Pierre et les autres qui le regardent, arrêtés près d'un groupe de saules pleureurs qui trempent ses branches dans les eaux d'un large ruisseau, le dernier affluent de gauche du Jourdain avant le lac de Galilée, situé justement à la limite du pays. Il laisse retomber son fardeau, lève les bras et crie : "Mon Seigneur ! Mon père !" et il s'élance en courant.

233> Mais Pierre aussi accourt, traverse à gué le ruisseau sans même enlever ses sandales, en se bornant à relever ses vêtements et puis il court sur la route poussiéreuse en laissant sur le terrain sec les empreintes de ses sandales humides.

"Mon père !"

"Mon fils chéri !"

Ils sont dans les bras l'un de l'autre. Margziam est vraiment aussi grand que Pierre, si bien que ses cheveux noirs retombent sur le visage de Pierre dans son baiser affectueux, mais il semble plus grand, élancé comme il l'est. Cependant Margziam se détache du doux embrassement et il reprend sa course vers Jésus qui a passé le ruisseau et qui avance lentement entouré de ses apôtres.

Margziam tombe à ses pieds, les bras levés, et il dit : "Oh ! mon Seigneur, bénis ton serviteur !"

Mais Jésus se penche, le relève et le prend sur son cœur, en le baisant sur les deux joues et en lui souhaitant "une paix continuelle et une croissance en sagesse et en grâce sur les voies du Seigneur."

Les autres apôtres aussi font fête au jeune homme, et surtout ceux qui ne l'avaient pas vu depuis des mois et ils se félicitent avec lui de son développement.

Mais Pierre ! Mais Pierre ! S'il l'avait procréé lui, il n'en serait pas tant satisfait ! Il tourne autour, le regarde, le touche et demande à tel ou tel : "Mais n'est-il pas beau ? N'est-il pas bien fait ? Regarde comme il est droit ! Quelle poitrine haute ! Quelles jambes droites !... Un peu maigre, avec encore peu de muscles. Mais il promet ! Il promet vraiment ! Et le visage ? Regardez s'il semble encore ce petit être que l'an dernier je portais dans mes bras ! Il me semblait porter un oiseau miséreux, pâlichon, triste, peureux... Brave Porphyrée ! Ah ! elle a été vraiment brave avec tout son miel, son beurre, son huile, les œufs et les foies de poissons. Elle mérite vraiment que je le lui dise tout de suite. Hé ! Maître, me laisses-tu aller la trouver ?"

"Va ! Va ! Simon. Je t'aurai vite rejoint." Margziam, que Jésus tient encore par la main, dit : "Maître, certainement mon père va commander un repas à maman. Permets que je te quitte pour l'aider..."

"Va. Et que Dieu te bénisse puisque tu honores ceux qui sont pour toi père et mère."

234> Margziam s'éloigne en courant, reprend son fagot, le charge et rejoint Pierre, en marchant à ses côtés.

"Ils semblent être Abraham et Isaac, en train de gravir la montagne«  observe Barthélemy.

"Oh ! pauvre Margziam ! Il ne lui manquerait plus que cela !" dit Simon le Zélote.

"Et mon pauvre frère ! Je ne sais s'il aurait la force de faire Abraham..." dit André.

Jésus le regarde et puis regarde la tête grisonnante de Pierre qui s'éloigne avec son Margziam près de lui, et il dit :   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif"En vérité je vous dis qu'un jour viendra où Simon Pierre se réjouira en sachant emprisonné, frappé, flagellé, mis en péril de mort son Margziam, et où il aurait le courage de l'étendre de sa main sur le gibet pour le revêtir de la pourpre des Cieux et pour féconder la terre de son sang de martyr, enviant son sort et souffrant pour un seul motif : de n'être pas à la place de son fils et obligé de se réserver à cause de son élection comme Chef Suprême de mon Eglise jusqu'à ce que je lui dise : "Va mourir pour elle". Vous ne connaissez pas encore Pierre. Moi, je le connais."

"Tu prévois le martyre pour Margziam et pour mon frère ?"

"Tu en souffres, André ?"

"Non. Je souffre que tu ne le prévoies pas aussi pour moi."

"En vérité, en vérité je vous dis que vous serez tous revêtus de la pourpre, sauf un."

"Qui ? Qui ?"

"Laissons le silence sur la douleur de Dieu" dit Jésus affligé et solennel. Et tous se taisent effrayés et pensifs.

Ils entrent dans la première rue de Bethsaïda, au milieu des jardins pleins d'une verdure nouvelle. Pierre, avec d'autres de Bethsaïda, est en train d'amener à Jésus un aveugle. Margziam n'est pas là : certainement il est resté pour aider Porphyrée. Avec les gens de Bethsaïda et les parents de l'aveugle, il y a beaucoup de disciples venus à Bethsaïda de Sicaminon et d'autres villes, parmi lesquels Etienne, Hermas, le prêtre Jean, et Jean le scribe et beaucoup d'autres. (Désormais, pour m'en souvenir, quel embrouillement ! Ils sont si nombreux).

"Je te l'ai amené, Seigneur. Il attendait ici depuis plusieurs jours" explique Pierre pendant que l'aveugle et ses parents ne cessent de chanter : "Jésus, Fils de David, aie pitié de nous !"

"Mets ta main sur les yeux de mon fils et il verra"

  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif"Aie pitié de moi, Seigneur ! Je crois en Toi !"

235> Jésus prend l'aveugle par la main et recule avec lui de quelques mètres pour le mettre à l'abri du soleil qui inonde maintenant la rue. Il le place le dos au mur d'une maison tout couvert de feuilles, la première maison du village, et se met en face de lui. Il mouille ses deux index avec de la salive et lui frotte les paupières avec ses doigts humides, ensuite il appuie ses mains sur les yeux avec la base de la main dans les creux des orbites et les doigts dans les cheveux du malheureux. Il prie ainsi, puis il enlève ses mains : "Que vois-tu ?" demande-t-il à l'aveugle.

"Je vois des hommes, sûrement ce sont des hommes. Mais c'est ainsi que je me représentais les arbres couverts de fleurs. Mais certainement ce sont des hommes, car ils s'agitent et s'avancent vers moi."

Jésus pose de nouveau ses mains et puis de nouveau les retire en disant : "Et maintenant ?"

"Oh ! maintenant je vois bien la différence entre les arbres plantés dans la terre et ces hommes qui me regardent... Et je te vois, Toi ! Comme tu es beau ! Tes yeux ressemblent au ciel et tes cheveux semblent des rayons du soleil... et ton regard et ton sou- rire sont de Dieu. Seigneur, je t'adore !" et il s'agenouille pour baiser le bord de son vêtement.

"Lève-toi, et viens vers ta mère qui pendant tant d'années a été pour toi lumière et réconfort et de laquelle tu ne connais que l'amour."

Il le prend par la main et le conduit à sa mère qui est agenouillée à quelques pas de distance, l'adorant, comme auparavant elle le suppliait.

"Lève-toi, femme. Voilà ton fils. Il voit la lumière du jour, et que son cœur veuille suivre la Lumière éternelle. Retournez chez vous. Soyez heureux et soyez saints par reconnaissance pour Dieu. Mais en passant dans les villages, ne dites à personne que c'est Moi qui l'ai guéri, pour que la foule ne se précipite pas ici pour m'empêcher d'aller où il est juste que j'aille pour que j'apporte confirmation de foi, de lumière et de joie aux autres enfants de mon Père."

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Et vivement, par un petit sentier à travers les jardins, il se dirige vers la maison de Pierre. Il y entre en saluant Porphyrée de son doux salut.