"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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Commentaires du chapitre 160.
La précision des détails.


L’énigme Valtorta,
tome 2.


Dictionnaire des personnages de l’Évangile, d’après Maria Valtorta.


La rencontre avec Gamaliel pourrait sembler anodine, si on n’était pas frappé par l’authenticité des détails qu’elle contient.        

- Précisions zoologiques et botaniques, précisions sur les mœurs et les usages, d’une part.         

- Précisions sur les références induites, d’autre part.

La pertinence des références induites.
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Gamaliel n’est cité que dans les Actes apôtres. Une première fois au moment de son intervention favorable devant le Sanhédrin (Actes 5,34-39) où il conclut le procès par ce jugement :

Et maintenant, je vous le dis ne vous occupez plus de ces hommes, et laissez-les aller. Si cette entreprise ou cette œuvre vient des hommes, elle se détruira ; mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez la détruire. Ne courez pas le risque d'avoir combattu contre Dieu.

Et plus tard, quand saint Paul rappelle avoir été formé par ce grand maître (Actes 22,3). Dom Augustin Calmet (1672-1757), dans son dictionnaire annexé à sa Bible[1], le dit aussi maître de saint Barnabé et de saint Étienne, ce que confirme Maria Valtorta.         

On le connaît par les écrits de Flavius Josèphe et par les écrits du Judaïsme, notamment la Mishna ou recueil des grands rabbins.          

C’était le petit-fils d’Hillel dont il vient honorer la mémoire sur son tombeau de Giscala.      

Hillel, figure marquante du judaïsme, ignoré de la Bible mais non de Maria Valtorta, opposa sa conception libérale au rigorisme de son contemporain Shammaï. Les controverses étaient telles que certains affirment que le verbe se chamailler dérive du protagoniste, sans doute un clin d’œil. Ces figures ont largement été étudiées. On lira avec profit ce qu’en écrit le Pasteur
Edmond Stapfer en 1885.     

Dans la scène rapportée par Maria Valtorta, Jésus cite la maxime préférée de ce grand docteur d’Israël : “L’homme est grand quand il s’humilie ”        

Cette devise est confirmée par Jean-François Lavère dans le Dictionnaire des personnages de l’Évangile selon Maria Valtorta
[2]. Selon des sources juives, la devise d’Hillel était bien «Ma bassesse sera mon élévation, et mon élévation sera ma bassesse».     

Cela confirme donc l’exactitude de la citation qui lui est similaire, mais David Amos va plus loin : il mentionne le livre dont elle est tirée : l'Ecclésiastique (Livre de Sirac) 3,18 : "Humilie-toi d'autant plus que tu es plus grand, et tu trouveras grâce devant le Seigneur".      

Le livre de Sirac existe dans la Septante (LXX), ou Bible d’Alexandrie en usage au temps de Jésus. Mais il n’existe plus dans la Bible Hébraïque dont saint Jérôme se servit pour établir sa Vulgate au IVe siècle.      

Cette référence à un livre médité par une grande figure d’Israël, valide donc la Septante comme source du Nouveau Testament, ce qui et attesté par ailleurs. C’est avec pertinence que Maria Valtorta y fait référence. La Bible hébraïque, dont se servit saint Jérôme, ne fut établie qu’après la chute du Temple. Elle devint alors le canon du judaïsme

De là vient cette double tradition qui se côtoie dans le christianisme, avec la double numérotation des psaumes ou l’existence des livres deutérocanoniques (= reconnus sur le tard) retenus par le catholicisme, mais exclut dans le protestantisme qui les dénomme apocryphes (= entachés). L’Ecclésiastique ou livre de Sirac, en fait partie.

Rien n’est futile.         
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La vision bucolique de Jésus n’est pas gratuite. Elle a un sens qu’il explicite à Gamaliel : La Genèse vit dans la nature. La regarder veut dire croire, si on sait voir.          

Cette réflexion est un écho des psaumes et de tant d’autres textes de la Bible, comme des poèmes de saint François d’Assise :

Bénis le Seigneur, ô mon âme ; Seigneur mon Dieu, tu es si grand ! Revêtu de magnificence … (Psaume 103, Hébreu 104).

Ou encore :

Les cieux proclament la gloire de Dieu, le firmament raconte l'ouvrage de ses mains. Le jour au jour en livre le récit et la nuit à la nuit en donne connaissance. (Psaume 18, Hébreu 19).

Ou encore :

Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait ; et voici : cela était très bon (Genèse 1,31).

Tout fait sens dans les écrits de Maria Valtorta, comme tout était prétexte à enseignement et élévation pour Jésus durant sa vie publique.

Les détails fondent l’authenticité de la scène.         
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On pourrait s’étonner de ce surgissement printanier à la fin de janvier. Mais c’est oublier que le printemps est plus précoce en Haute-Galilée que dans nos régions, comme le rappelle Jean-François Lavère dans sa note de bas de page (note n°5). De même les papillons n’ont rien d’anachroniques : dans nos régions ils peuvent surgir dès février/mars pour peu qu’ils aient hibernés dans quelques granges.       

Le descriptif de ces papillons est précis : on trouvera sans doute leur nom botanique pour ces régions. Nous l’avons fait pour d’autres animaux évoqués comme la tourterelle «au collier d’onyx sur leurs plumes grises» ou pour cette «fauvette à tête noire».           

De même pour la flore évoquée : clématite, cytise, chèvrefeuille, genévrier, rouvre, …  

Mais on remarquera sans doute les rapports établis entre Gamaliel et ses serviteurs. Des rapports qui, à deux mille ans de distance, nous surprennent. Les ordres sont exécutés «au doigt et à l’œil». Notre intelligence contemporaine se demande s’il ne s’agit pas d’esclaves. C’est oublier ces rapports qui prévalaient dans la société de l’époque et que l’Évangile nous évoque dans la réponse du centurion de Capharnaüm :

Moi, je suis quelqu’un de subordonné à une autorité, mais j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient ; et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait.» (Luc 7,8).

De même la pratique de l’hospitalité et le souci d’honorer son hôte, trouvent ici une curieuse pratique : on décharge les mules pour les transformer en monture, et ce sont les serviteurs qui se chargent de leur pesant fardeau.    

Jésus ne s’en offusque pas.

Conclusion.       
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Cela ouvre sur un sujet de réflexion qu’eurent, en leur temps, les apôtres : pourquoi Jésus ne fut-il pas un roi terrestre, un chef de guerre qui aurait bouté hors d’Israël, l’occupant romain ? Un thaumaturge qui aurait confondu ses adversaires par des prodiges ?            

Partout on le voit pourtant humaniser les situations de détresse qu’il rencontre. L’épisode suivant en montre un bel exemple.

Il contient aussi une catéchèse sur le miracle qui ne doit pas être forcément spectaculaire.

 


Mise à jour le
23/06/2017.

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[1] Dictionnaire historique, critique, chronologique de la Bible, rubrique concernée.

[2] Voir la rubrique concernée.