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Les évangélistes.
et les sources possibles des quatre Évangiles
Voir aussi la fiche : Bible.





 

 

 L’Évangile est vivant.
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L’Évangile est la partie de la Bible qui rapporte la vie de Jésus, de sa conception (son Incarnation) à sa Résurrection. Il est composé de quatre récits convergents dont les auteurs, inspirés par l’Esprit-Saint, ont transmis la Parole de Dieu.           

Sur les quatre évangélistes, deux sont des témoins directs,
Matthieu et Jean, deux sont des témoins indirects, Marc et Luc. Aucun autre évangile ne peut être annoncé qui diffère de l’Évangile révélé.         

Pourtant Paul annonce, pendant plusieurs années, un évangile reçu directement de Dieu, par révélation
[1], sans la médiation des hommes[2]. Il menace d’anathème qui en changerait la teneur[3].

Ce faisant, il n’instaure pas un cinquième évangile, car son annonce prolonge et approfondit le dépôt des évangiles canoniques. Il le fait vérifier en soumettant son évangile révélé à l’autorité de l’Église
[4] qui n’y ajoute rien. Une petite frange "d’espions", "d’intrus", de "faux-frères", tente toutefois de supprimer la liberté des révélations[5].            

Révélations publique et révélations privées viennent de la même source : l’Esprit saint qui parle par les prophètes. Qui méprise ces révélations sans les discerner, s’oppose à leur Auteur
[6].    

L’œuvre de Maria Valtorta, si étonnante qu’elle soit, entre dans le cadre des
révélations privées pour lesquelles l’Église n’a que des certitudes humaines, mais non divines. En effet, elle n’atteste que la Révélation publique, mais admet les révélations privées dès lors qu’elles ne s’opposent pas au dépôt de la foi et aux bonnes mœurs. Ainsi fit-elle, dès l’origine, en admettant la révélation de Paul sans rien y rajouter[7].      

Sur cette subordination, les unes à l’autre, de révélations venant de la même source, Mgr Laurentin note :

Il est bien clair que Maria Valtorta ne se fait pas l'égale des évangélistes… Mêmes les précisions exactes qu'elle rajoute, ne découlent pas de la Révélation. Elles concernent seulement des informations complémentaires qu'elle a reçues oralement et intuitivement du Christ. Beaucoup sont vérifiées historiquement. Elles viennent pourtant du Christ, mais pas en tant que Révélateur de la Bonne Nouvelle[8].

L’autorité de ses écrits est donc personnelle et non de foi, ce que rappelait la Conférence des évêques italiens en donnant son imprimatur conditionnel.  

Ceci est parfaitement clair dans les propos de Jésus à Maria Valtorta
[9].           

Mais que viennent faire ces "révélations" ? Dieu a parlé ! Il n’y a rien à rajouter, ou du moins rien d’important qui vaille de s’arrêter à ces pieuses divagations !        

Paradoxalement, ceux qui s’expriment ainsi sapent les fondements de la Révélation publique en tentant de l’enfermer dans les limites de leur science humaine : ils la contestent en n’y voyant qu’erreur et contradictions. Mais Dieu les prend à leur propre piège, en restaurant sa Parole éternelle grâce à la science inépuisable contenue dans l’œuvre confiée à l’humble "porte-plume" Maria Valtorta[10].          

S’il n’était nul besoin d’une telle restauration, tous les exégètes, les biblistes, les historiens, … n’auraient aucune raison d’exister. Toutes les traductions différentes de la Bible seraient sans fondement.     

Mais Maria Valtorta n’a aucune crédibilité dans ces domaines, aucun diplôme ! Elle non, mais son œuvre, oui. Dieu choisit ainsi les plus humbles pour révéler ses vérités
[11].        

Sainte Hildegarde de Bingen vient, grâce à Benoît XVI, rappeler qu’on peut avoir visions et révélations tout en étant docteure de l’Église.   

Oui, l’Écriture a subit l’outrage du temps, mais c’est Dieu lui-même qui en restaure l’intégrité par l’intermédiaire de
ses porte-parole.

 

 La figure des évangélistes éclairée par Maria Valtorta.
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 Matthieu.
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Selon l’avis communément admis, son Évangile s'attache à prouver que Jésus est le Messie et à exposer son enseignement dans de grands discours. Cet Évangile n'a rien du pittoresque ou de la spontanéité que l'on peut lire par exemple dans l'Évangile de Marc.

Trois qualités ont prédestiné
Matthieu à son futur rôle d'évangéliste : sa mémoire, son éloquence et sa culture.         

1 - Sa mémoire : "J'ai bonne mémoire. Je l'ai développée à mon comptoir et je garderai le souvenir de ce récit pour tout le monde. Quand tu voudras, je pourrai te répéter tout. Je ne tenais pas de comptes à Capharnaüm, et pourtant..." (
EMV 136).

2 - Son éloquence garante d'un certain style : "Il déploie l'ancien savoir-faire dont il usait pour plumer les gens à son comptoir de gabelle, pour forcer les autres à dire : "Tu as raison" dit de lui Simon-Pierre (
EMV 132).         

3 - Cultivé, il notait directement les discours de Jésus, ce que ne pouvaient pas faire certainement tous les autres apôtres. Maria Valtorta l'évoque au détour d'une scène (
EMV 531).           

On peut voir là la "source Q" (de l'allemand Quelle : source), aujourd'hui disparue. Elle contenait les "logia" ou paroles de Jésus et aurait servie de sources aux évangélistes.         

Selon Maria Valtorta, outre Matthieu, les paroles de Jésus ont été notées par Jean d'Endor pour la période où il a suivi le Maître. Ces notes ont été confiées à Margziam, le disciple de Pierre (voir ci-dessous).

 Marc.
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Cet évangile est donné pour proche de Pierre, le patron pêcheur de Galilée. Il est moins chargé en discours, plus simple voire plus frustre, mais aussi plus vivant et plus spontané.            

Ceci correspond bien à plusieurs traits de tempérament de
Pierre. Mais on peut y voir aussi la trace du travail de Jean d’Endor. Ce repenti, cultivé, prenait des notes chaque soir pour le temps où il suivi Jésus. Ces notes étaient destinées au jeune Margziam, fils adoptif de Pierre. Sous le nom de Martial, Margziam suivra Pierre à Rome.    

Sur la personnalité même de Marc, notre interrogation demeure : n'est-ce pas le
fils de Jonas (Jean), le gardien du Gethsémani ?

 Luc.
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Il est, de tous les évangélistes, celui qui a fait un profond travail d'enquête et une rédaction historique. Certains évènements qu’il rapporte, ne peuvent être connus que de la bouche même de Marie.      

Ce n'est pas la seule source sur la vie de Jésus : il raconte lui-même à ses apôtres certains épisodes, comme celui de sa tentation au désert.        

Les
bergers de la Nativité racontent, de leur côté, leurs souvenirs.

Oui, je peux te les redire (les paroles de Marie, alors jeune mère), Seigneur, car tout ce qu'Elle nous a dit, dans les mois où nous pûmes l'entendre, est écrit ici (et il se frappe la poitrine) se rappelle Benjamin, l'un des bergers de la Nativité (EMV 103)

 Jean.
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Ce qui sépare cet Évangile des trois autres, dits "synoptiques" en raison de leur concordance, c'est la pénétration plus intime du mystère du Christ. Son auteur, Jean, est servi d'autre part, par un puissant génie métaphysique et dramatique.         

La proximité spirituelle de l'apôtre avec Jésus et le fait qu'il ait été le témoin de tous les évènements (c'est le seul apôtre à être dans ce cas) lui permet de rendre compte, dans l'intimité, de faits et gestes que d'autres ne pouvaient faire.          

Sa formation hébraïque ainsi que son amour pour Jésus développe en lui une mémorisation parfaite. Il est capable de restituer de mémoire, mot à mot, les enseignements complets de Jésus.

Dans l'œuvre de Maria Valtorta,
Jésus s'exprime sur l'Évangile de Jean et plus généralement sur le rôle des Évangiles :

Tu me serviras jusqu'à ma nouvelle venue qui sera la dernière. Beaucoup de choses se dessécheront avant le dernier temps, comme des fleuves qui se tarissent et, après avoir été un beau cours d'eau bleue et salutaire, deviennent un terreau pulvérulent et une pierraille aride. Mais toi, tu seras encore le fleuve qui résonne ma parole et qui reflète ma lumière.

 

 Les évangélistes dans les autres ouvrages de Maria Valtorta.          
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Cahiers de 1943
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.

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Puce.gif 28 juin : Je vais maintenant t’expliquer deux points de l’Évangile, l’un de Matthieu et l’autre de Luc. En réalité, il s’agit d’une seule parabole, mais exprimée avec quelques différences. Il ne faut pas s’étonner qu’on trouve de telles différences chez mes évangélistes. Lorsqu’ils écrivaient ces pages, c'étaient encore des hommes, déjà élus mais pas encore glorifiés. Ils pouvaient donc commettre des bévues, faire des erreurs, de forme et non de substance. Il n’y a que dans la gloire de Dieu qu’on ne se trompe plus. Mais pour l’atteindre, ils devaient encore beaucoup lutter et souffrir.           
Un seul des évangélistes rapporte ce que je dis avec une exactitude phonographique. Mais c’était le pur et l’amoureux (Jean) ….

Cahiers de 1944
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À venir.

Cahiers de
1945 à 1950
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.

 30 septembre 1947 (pages 417 et 418) : Deux évangélistes seulement étaient des apôtres. Si on les observe de près, ce sont les évangiles qui me reflètent le mieux ; en effet, si le style de Luc est meilleur; son évangile peut être qualifié d’évangile de ma Mère et de mon enfance — dont il rapporte en long et en large des détails que d’autres ne relatent pas — plutôt que d’évangile de ma vie publique, car il se fait davantage l’écho des autres qu’il n’apporte une lumière neuve comme le fait Jean, le parfait évangéliste de la Lumière, qui est le Christ Homme-Dieu. Les évangélistes rapportent des versions de mes paroles très réduites, jusqu’à en être squelettiques : une allusion plus qu’une version. Cela les prive du style littéraire que je leur avais donné.         
Le Maître se reconnaît en Matthieu (voir le discours sur la Montagne, les instructions aux apôtres, l’éloge de Jean-Baptiste et le reste de ce chapitre, le premier épisode du chapitre 15 et le signe dans le ciel, le divorce dans le chapitre 19, puis les trois chapitres 22, 23 et 24). Le Maître se retrouve essentiellement dans le lumineux évangile de Jean, l’apôtre plein d’amour, uni par la charité à son Christ Lumière. Comparez ce que cet évangile révèle de la puissance du Christ orateur avec ce qu’en dévoile l’évangile sommaire et ramené à l’essentiel de Marc, exact pour relater les épisodes entendus par Pierre mais réduit au minimum, et vous verrez si, moi qui suis le Verbe, j’employais seulement un style très humble ou si la puissance de la Parole parfaite ne resplendissait pas souvent en moi. Oui, elle brille chez Jean, bien que très réduite à quelques épisodes…"       

 15 août 1949 (page 526) : "Ma Mère est la seule à avoir tout su de moi, aussi bien durant mes années de Fils à Nazareth que lorsque j'étais le Maître et le Rédempteur, puis le Ressuscité glorieux [...] Les évangélistes et les apôtres connurent partiellement telle ou telle partie de ma vie. Mais ils ne surent pas grand-chose — presque rien — de ma Mère.          
En revanche, toi seule, ma petite Maria, mon petit Jean, toi seule connais tout sur Marie et sur moi. Tu as vécu notre vie, à nos côtés. Tu as respiré l’air de notre maison, de la maison de Joachim puis de Marie, de notre Nazareth, de toute notre Palestine. Tu as senti l’odeur du pain sorti du four par Marie, du linge qu’elle lavait, de son corps virginal et du mien. Tu as humé l’odeur des baumes de Marie-Madeleine, de la pourriture de Lazare ressuscité, l’odeur de l’agneau et du vin de la Cène pascale comme aussi celle de mon sang répandu pendant la Passion. Tu as compté nos respirations, nos voix et nos regards, nos gestes, nos enseignements, nos miracles.        

Tu en sais davantage que le grand Jean. Mon adoratrice crucifiée, j’ai voulu te donner cela par le biais de ta longue souffrance: une connaissance parfaite et complète de nous, comme aucun saint et docteur ne la posséda jamais.     

 Commentaires de l’Apocalypse :        

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Puce.gif Page 563 et suivantes : Par pitié pour ces pauvres hommes emportés par la tourmente (des derniers temps) de sang, de feu, de persécution, de mort, l’infinie Miséricorde fera resplendir sur cette mer de sang et d’horreur l’Étoile pure du matin, Marie, qui sera l’annonciatrice de la dernière venue du Christ. Il s’ensuit que les nouveaux évangélisateurs enseigneront l’Evangile de Marie, en vérité trop laissée dans l’ombre par les évangélistes, les apôtres et tous les disciples, alors qu’une connaissance plus vaste d’elle aurait servi d’enseignement à bien des gens, évitant ainsi de nombreuses chutes. Elle est en effet corédemptrice et joue le rôle de maître: un maître de vie pur, fidèle, prudent, compatissant et pieux, chez elle comme parmi les hommes de son temps. Elle n’a cessé d’enseigner au cours des siècles et elle est digne d’être d’autant mieux connue que le monde s’enfonce dans la boue et les ténèbres, afin d’être plus imitée pour ramener le monde vers ce qui en est dégagé.            

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Puce.gif  Pages 610 à 619 : Si les anciens prophètes ne virent que l’Homme-Dieu, quelques autres virent l’Homme-Dieu porté sur son trône par ses principaux confesseurs, les quatre évangélistes, dont l’aspect symbolisait leur nature spirituelle: Matthieu, l’homme, entièrement homme par le passé et homme pour décrire le Fils de l’Homme; Marc, le lion, par son annonce du Christ aux païens plus encore que par sa description du temps du Christ par son évangile, dans lequel pourtant, en lion, il préféra faire ressortir la figure du divin Thaumaturge plutôt que celle de l’Homme-Dieu comme Matthieu l’avait fait. Et cela dans le but de stupéfier et de conquérir les païens, toujours séduits par ce qui tenait du prodige. 
Luc, patient et fort comme le bœuf pour compléter, par des recherches patientes jusque sur ce qui avait précédé l’œuvre apostolique proprement dite du Christ et de ses disciples, l’œuvre de Dieu pour le salut de l’humanité. Car cette œuvre d’amour infini a débuté par la conception immaculée de Marie, par la plénitude de la grâce qui lui a été accordée, par la continuelle communion de Marie à son Seigneur qui, après l’avoir créée, en Père, avec une perfection unique par rapport à tous les corps nés d’un homme et d’une femme, comme sa fille bien-aimée, la combla ensuite de sa lumière: le Verbe. (page 610)  
[…] L’on peut donc affirmer que celui qui veut connaître Marie — que les évangélistes et les Actes des apôtres nous révèlent trop peu — doit regarder son Fils qui a tout pris d’elle, et d’elle seulement, excepté sa nature divine de Premier-né et de Fils unique du Père. (page 614)  
[…] Jean, le quatrième évangéliste, est l’aigle. Il tient de l’aigle le vol haut, puissant et solitaire, ainsi que la capacité à fixer le soleil. On retrouve chez Jean l’évangéliste la noblesse de cet oiseau royal, son vol puissant et le pouvoir de fixer le soleil divin, Jésus — Lumière du monde, Lumière du ciel, Lumière de Dieu, Splendeur infinie —, le pouvoir de s’élever à des hauteurs surnaturelles qu’aucun autre évangéliste ne sut atteindre comme, par cette ascension, le pouvoir de pénétrer le mystère, la vérité et la doctrine, tout sur l’Homme qui était Dieu.          
En planant comme un aigle royal bien haut au-dessus des réalités de la terre et de l’humanité, il a vu le Christ sous sa véritable nature de Verbe de Dieu. Plus que le thaumaturge et le martyr Jean nous présente "le Maître″, l’unique Maître parfait que le monde ait connu. Le Maître-Dieu, la Sagesse faite chair et enseignante orale des hommes, le Verbe ou Parole du Père, autrement dit la Parole qui rend sensibles aux hommes les pensées de son Père, la Lumière venue éclairer les ténèbres et faire fuir la pénombre.           
L’évangile de Jean nous présente sincèrement les vérités les plus sublimes, les plus suaves, les plus profondes, comme les vérités les plus rudes. De son œil d’aigle et par l’élévation de son esprit à la suite de l’esprit du Maître, il a vu de haut les grandeurs sublimes comme les extrêmes bassesses, il a mesuré toute l’étendue de l’amour du Christ et de la haine du monde juif pour le Christ; il a vu le combat entre la lumière et les ténèbres — ces ténèbres trop nombreuses —, c’est-à-dire celles de trop d’ennemis de son Maître, parmi lesquels se trouve même un disciple et apôtre que Jean désigne clairement, dans son évangile de la vérité et de la lumière, par un de ses vrais noms: "voleur"; il a vu les complots obscurs, les pièges subtils employés pour faire que le Christ soit mal vu des Romains, des juifs et de ces "petits" qui formaient le troupeau des fidèles du Christ. Il les connaît toutes et les fait connaître, tout en montrant Jésus dans sa sainteté sublime, non seulement de Dieu mais aussi d’homme (page 615).         
[…] Personne n’a compris le Christ intime aussi bien que Jean. Il en a connu toutes les perfections. Il a pénétré dans le mystère et l’océan de ses vertus et a vraiment mesuré la hauteur, la largeur et la profondeur de ce Temple vivant non fait de main d’homme et que les hommes cherchaient en vain à détruire. Des dizaines d’années plus tard, il les a écrites et décrites, nous laissant l’évangile le plus parfait en véridicité historique, le plus puissant en doctrine, le plus lumineux de lumières sapientielles et caritatives, le plus fidèle pour décrire les épisodes et les caractères, capable de dépasser les étroitesses d’esprit des juifs et de décrire même ce que les autres évangélistes n’avaient pas osé dire: la Samaritaine, l’officier royal, le scandale, la fuite et la révolte des disciples contre le Maître après le discours sur le Pain descendu du ciel, et encore la femme adultère, les discussions ouvertes avec les juifs, les pharisiens, les scribes et les docteurs de la Loi, le fait qu’il se soit réfugié en Samarie à Ephraïm, ses contacts avec les païens, la vérité sur Judas "qui était un voleur", ou bien d’autres choses encore.           
Lorsqu’il écrivit son évangile, Jean était plus qu’un homme mûr puisqu’il avait atteint un âge avancé, mais il est toujours resté jeune en raison de sa pureté et toujours aussi brûlant d’amour pour le Christ, car nul autre amour humain n’avait détourné la moindre flamme de son amour pour l’Aimé; Jean, l’aigle aimant du Christ, nous a révélé le Christ avec une puissance supérieure à toute autre, uniquement inférieure à celle du Christ nous révélant son Père, laquelle était infinie puisque c’était la puissance même de Dieu (page 617).        
[…] Sur l’échelle mystique des évangélistes, on peut placer Matthieu au premier degré, Marc au quart de l’échelle, Luc à mi-hauteur et Jean au sommet (page 618).       
[…] Chaque évangéliste a servi à composer la mosaïque qui nous révèle Jésus Christ Homme-Dieu, sauveur, maître, rédempteur, vainqueur de la mort et du démon, juge éternel et Roi des rois pour l’éternité. C’est la raison pour laquelle, dans la théophanie décrite par l’apôtre Jean dans son Apocalypse, ils servent tous les quatre, sous l’aspect propre à chacun, de fondement et de couronne au Trône où siège celui qui est, qui était et qui doit venir, et qui est l’Alpha et l’Oméga, le principe et la fin de tout ce qui était, est et sera; et leurs voix, unies à celles des vingt-quatre vieillards — c’est-à-dire des douze principaux patriarches et des douze plus grands prophètes, ou prophètes majeurs — chantent un hymne de louange éternel à celui qui est très saint et tout-puissant.

 

 Les évangélistes dans d’autres sources.        
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 Bible Osty : présentation des quatre Évangiles.   
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De très bonne heure, des fragments plus ou moins importants de la catéchèse de Pierre ont été mis par écrit en araméen, puis en grec. Ensuite ont paru les premiers essais évangéliques auxquels saint Luc fait allusion dans son Prologue ([12]). Enfin, soucieux de préserver dans sa pureté le message apostolique et répondant au désir des diverses communautés chrétiennes, saint Matthieu, saint Marc et saint Luc ont, entre 50 et 80, rédigé leur évangile.      

L'ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU.   

Saint Matthieu, de publicain devenu Apôtre, a écrit son évangile sûrement avant 60, peut-être même aux environs de l'an 50, pour des Juifs convertis de Palestine. Bien que témoin oculaire, il a utilisé la catéchèse hiérosolymitaine de Pierre, tellement elle faisait autorité. Il y a joint ses propres souvenirs ainsi que les renseignements écrits ou oraux, ayant surtout trait aux paroles de Jésus, qu'il a pu recueillir dans les communautés de Palestine. Matthieu a écrit en araméen, mais son évangile a été interprété en grec sur la base du texte de Marc entre 70 et 80, et c'est le seul texte que nous possédons.           

L'ÉVANGILE SELON SAINT MARC.  

Saint Marc était, comme saint Matthieu, d'origine juive. Nous savons que sa mère possédait à Jérusalem une maison où Pierre, miraculeusement délivré de prison, vint se réfugier (Actes 12,12-16). Compagnon de Paul lors de son premier grand voyage apostolique, il redevint son collaborateur après une brouille passagère. Mais il paraît surtout avoir été dans la mouvance de Pierre, qui l'appelle "son fils" (1Pierre 5,13), peut-être parce qu'il l'a converti et baptisé. C'est à lui que les chrétiens de Rome, issus pour la plupart du paganisme, ont demandé de mettre par écrit la catéchèse de Pierre. Saint Marc a rédigé son évangile en grec aux environs de l'an 65.        

L'ÉVANGILE SELON SAINT LUC.     

Saint Luc, le "Cher médecin" (Col 4,14) et l'ami de Paul, qu'il a accompagné lors de son dernier voyage missionnaire et surtout pendant la captivité de Césarée et la traversée de Césarée à Rome, a rédigé son évangile après les deux autres synoptiques. Né a Antioche et de culture hellénique, il s'est proposé de faire entrer le christianisme dans la littérature et dans l'histoire. Il a écrit probablement vers 80, peut-être à Rome, pour des païens convertis.        

L'ÉVANGILE SELON SAINT JEAN.   

Le quatrième évangile constitue une unité absolument indépendante. Saint Jean ne s'est pas cru lié par le type de catéchèse inauguré par saint Pierre. Apôtre et témoin oculaire, il a usé de sa liberté. Il a rompu avec le plan quadripartite, et l'on verra, dans l'introduction particulière consacrée à cet évangile, les différences chronologiques, narratives et spirituelles qui caractérisent cette œuvre par rapport aux synoptiques. L'évangile selon saint Jean a été écrit vers la fin du premier siècle.

 

Extraits de La vie de Marie d'après les révélations des mystiques[13]
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Il est normal qu'en matière de foi et même de révélation, il y ait des différences. C'est le cas de l'Évangile même. Il est Parole de Dieu pour l'Église. C'est donc Dieu qui en est l'auteur irrécusable, mais il n'en est pas moins l'œuvre d'un écrivain humain, instrument de Dieu, qui garde sa liberté, sa personnalité, son caractère, son instruction propre, ses tendances, ses qualités ou déficiences stylistiques, car il est un instrument vivant et non une plume ou un crayon. Il est l'auteur humain, donc libre. Et Dieu s'en est servi de l'intérieur pour donner forme à sa Parole. Il s'agit moins d'une interaction que d'une coaction, car le Créateur est cause interne et conjointe de tout le reste.   

Au niveau naturel, comme au niveau surnaturel, en toute action humaine, tout est de Dieu, cause première et tout est bien de l'homme, cause seconde, dont Dieu crée l’authentique liberté.            

Ce point est, philosophiquement et théologiquement, essentiel.          

Les quatre évangiles sont on ne peut plus différents pour le choix des épisodes : 111 péricopes
[14] sur 373 sont propres à un seul Évangile (4 chez Marc, 30 chez Matthieu, 36 chez Luc, 41 chez Jean), les 262 autres étant communes tantôt à 3, tantôt à deux évangélistes[15]. Les deux Évangiles de l'enfance (Matthieu 1 – 2 et Luc 1 – 2) n'ont pas un seul épisode en commun : pas même la naissance de Jésus que Matthieu ne raconte pas même en résumé. Il dit seulement, au passé : "Jésus ayant été engendré à Bethléem, des mages vinrent" (Matthieu 2,1). Il dit engendré, et non pas .        

Beaucoup d'exégètes partent de leurs "contradictions", mais il n'y en a aucunes - ni historique, ni théologique - et remarquable est leur accord à ces deux niveaux, ce qu'établissent précisément "La vie authentique de Jésus", et "Les Évangiles de Noël" : concordantia discordantium (concordance des discordances : convergences des oppositions apparentes) notait-on déjà au Moyen-âge.

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Fiche mise à jour le 10/01/2018.

 



[1] 2 Corinthiens 12,2-4.

[2] Galates 1,11-12 : Frères, je tiens à ce que vous le sachiez, l’Évangile que j’ai proclamé n’est pas une invention humaine. Ce n’est pas non plus d’un homme que je l’ai reçu ou appris, mais par révélation de Jésus Christ.

[3] Galates 1,8 : Pourtant, si nous-mêmes, ou si un ange du ciel vous annonçait un Évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème !

[4] Galates 2,2.

[5] Galates 2,4.

[6] 1 Thessaloniciens 5,19-21.

[7] Cette révélation est incluse désormais, comme un signe, dans le dépôt de la foi puisque Jean, le dernier apôtre survivant, en eut connaissance. La Révélation publique a été close après sa mort. Mais le Ciel n’est pas devenu muet pour cela.

[8] Mgr René Laurentin, François-Michel Debroise, Jean-François Lavère : Dictionnaire des personnages de l’Évangile selon Maria Valtorta – Salvator 2012, page

[9] Notamment la dictée du 28 janvier 1947 : C’est un livre inspiré que je vous accorde pour vous aider à comprendre certains passages des livres canoniques, et en particulier ce que fut mon temps de Maître, enfin pour que vous me connaissiez, moi qui suis la Parole, par mes paroles.

[10] Adieu à l’œuvre : pourquoi ce don ?

[11] Cf. Matthieu 11,25. Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits.

[12] "Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements accomplis parmi nous, d’après ce que nous ont transmis ceux qui furent dès le début témoins oculaires et qui sont devenus serviteurs de la parole, il m’a paru bon, à moi aussi, après m’être soigneusement informé de tout à partir des origines, d’en écrire pour toi un récit ordonné, très honorable Théophile". (Luc 1,1-3)

[13] Mgr René Laurentin / François-Michel Debroise, Presses de la Renaissance, p. 255 à 257.

[14] Une péricope désigne un extrait formant une unité littéraire ou une pensée cohérente, généralement dans un texte sacré.

[15] Cf. "Vie authentique de Jésus", René Laurentin, Fayard 1996, page 32.